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Session #4 ― ARLES 2022

La Session #4 du Prix Mentor 2022 Arles, en collaboration avec leboudoir2.0, a eu lieu le 8 juillet à La Maison de la Vie Associative. Les membres du jury professionnel et le public présent ont sélectionné les deux photographes qui se retrouveront à la finale à la fin de l'année.

Nous avons le plaisir de vous annoncer que Chiara Indelicato avec sa série Peau de Lave a remporté le vote du jury et que Simon Vansteenwinckel avec Wuhan Radiography a remporté le vote du public. Ils participeront à la finale du Prix Mentor 2022, qui aura lieu à la Scam (Paris) le 8 décembre.

Nous remercions les membres du jury professionnel qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :

– Nicolas Combarro Curateur & artiste

– Scarlett Coten Photographe

– Sylvie Dannay Rédacteur photo, La Croix

– Annakarin Quinto Photographe & fondatrice leboudoir2.0

– Tomas van Houtryve Photographe & Commission des Images Fixes, La Scam

– Michel Le Belhomme Photographe & Vice-Président, Freelens

Merci à tout.es les autres candidat.es qui ont participé à cette session pour la qualité de leur travail :

- Didier Bizet, The Big Lie

- Mathilde Magnée, Lull

- Maxime Riché, Paradise

- Eleonora Strano, Ex Materia

- Juliette Treillet, Foyer

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© Chiara Indelicato Finaliste du Prix Mentor 2022 Arles

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© Simon Vansteenwinckel Finaliste du Prix Mentor 2022 Arles

FINALISTE DU JURY : CHIARA INDELICATO AVEC SA SÉRIE PEAU DE LAVE

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Dans le travail photographique de Peau de Lave je me pose la question de comment vivre dans un monde fini. Dans un monde circulaire et circonscrit.


L’ile de Stromboli est délimitée par l’eau et par la force brûlante de la terre, ici on vit en regardent la mer, le ciel, en surveillent le volcan et en agissant le moins possible contre les éléments.

La volonté de rester sur l’ile a ouvert pour moi le chemin de l’expérimentation pour développer mes négatives et ensuite tirer mes images.
J’utilise une technique maison pour développer mes films. Je baigne mes images argentiques dans le café et la vitamine C, puis l'eau de mer. Ce procédé me permet de travailler à Stromboli en évitant de polluer et aussi de gâcher une ressource précieuse comme l’eau.

Ici on apprend vite à valoriser la simplicité des ressources qu’on possède sans aller chercher ailleurs et plus. Dans cette ile infiniment petite on découvre un nouvel infini.


Cette potion magique change la peau de mes images et les ancre pour toujours aux éléments.
Aussi simple comme un matin d’été, cette recette rend mon geste organique et lié au territoire. Elle crée un parallèle étonnant entre les images et les corps photographiés et le procédé.

Les images de Stromboli sont fidèles dans leur contracte à la qualité de noir de la roche volcanique, l'œil stable et contemplatif de l'habitante et photographe cherche la justesse, l'émergence de l'image, puis du signe, puis du sens.


Peau de Lave est un voyage à travers la lumière et la matière de cette ile et aussi à travers la trame des sensations extrêmes auxquelles on est confronté ici.


Cette série, à la fois labyrinthique, représente le chemin qu’on mène ici quand on se perd pour se retrouver et raconte l’histoire de comme ici on trouve une nouvelle liberté, une nouvelle peau, une peau de lave.

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FINALISTE DU PUBLIC : SIMON VANSTEENWINCKEL AVEC SA SÉRIE WUHAN RADIOGRAPHY

Née en Italie en 1987, Chiara est une artiste indépendante italienne qui vit entre l’Italie et la France.

 

Si la photographie l’accompagne depuis toujours, avant de prendre le chemin artistique Chiara s’est formé d’abord comme traductrice, a poursuivi ses études dans le marketing et le management. Après une première carrière précoce dans la mode et le branding, elle se consacre entièrement depuis 2019 à son travail de photographe.

Au présent Chiara travaille principalement en argentiques et noir et blanc en utilisant un procédé alternatif et plus écologique, à l’eau de mer et café, sans utiliser du coup de la chimie pour développer ses pellicules et tirer ses images.

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Pour certains, la curiosité est un vilain défaut. Pour d’autres, elle est l’une des plus grandes qualités, l’essence même de la photographie.
Durant la période de confinement, je me suis demandé comment persister à être curieux, à voyager, regarder et aller vers l’autre, continuer à prôner l’ouverture plutôt que le repli sur soi.


Depuis mon salon, j’ai ouvert une fenêtre sur le monde via Google Street View, cet outil incroyable qui nous permet de parcourir la quasi totalité de la planète.


L’épidémie était au centre de toutes les discussions, un monstre invisible mais omniprésent. Et elle avait une origine : Wuhan, là où tout a débuté, foyer de l’épidémie du Covid-19, ville méconnue et réceptacle de toutes les rumeurs, jetée malencontreusement au centre de l’actualité.

Les images du livre ont été réalisées en photographiant directement l’écran au gré de mes pérégrinations virtuelles dans la ville.J’ai utilisé de la pellicule Washi F, un film de radiographie médicale servant initialement à diagnostiquer les maladies pulmonaires.

 

Par hasard, le flash de mon appareil a fait apparaître un halo lumineux planant au-dessus de la ville et de ses habitants comme un astre observateur.J’aime cette idée d’utilisation détournée, comme une radiographie personnelle et déformée de ce lieu, une image fantasmée et poétique, une vision tronquée, mais aussi une certaine forme d’exorcisme.

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Né à Bruxelles en 1978, photographe indépendant qui aime le grain du film, graphiste à ses heures, amateur de reportage au long cours et de documentaire grand ouvert, ouvert à l'aventure, fermé les week-ends et jours fériés.

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