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Lors de sa formation à ESADMM, Mathilde Magnée fût sélectionnée pour participer à un workshop d’un mois dirigé par Antoine D’Agata en 2011. 

 

En 2012, avec son travail de diplôme Canopée, elle obtient une bourse de la Ville de Marseille afin de produire sa première exposition personnelle à la galerie Vol de Nuit.

Mathilde Magnée poursuit ensuite la formation supérieure à l’école de photographie de Vevey (CEPV) en Suisse où elle obtient également un diplôme en 2014. Ses études l’ont amené à écrire deux mémoires ; «confrontation, fiction, narration, photographie contemporaine» et «réminiscences romantiques en photographie contemporaine ».

 

Mathilde Magnée est membre de Near ; association Suisse pour la photographie contemporaine depuis 2015, cela lui permet de participer à plusieurs projets éditoriaux et d’expositions comme notamment à « La nuit des images ». 

 

En 2015 elle entreprend un voyage de deux ans en Australie afin de réaliser un projet photographique sur l’industrie du cheval de course. Là bas elle est sélectionnée pour participer au «Yarra Light box program» à Melbourne en 2016.

 

À son retour en 2017 Fisheye magazine l’intègre dans son premier volume papier. En collaboration avec le musicien Marin Esteban elle organise une exposition concert à Uzès afin de montrer son projet Australien Thoroughbred. C’est avec la forme du diaporama sonore que ce travail est montré dans plusieurs festivals et expositions en France et en Suisse. Il est aussi primé par Diapéro et Libération meilleur diaporama sonore 2018. 

 

C’est en Nouvelle-Zélande entre 2018 et 2020 que Mathilde Magnée fit un trek équestre en autonomie pour réaliser son dernier projet Lull. Marin Esteban fit ponctuellement partie de l’aventure et s’en inspira pour écrire son dernier album. Lull fut exposé en preview à Christchurch à la galerie XCHC en 2020.

La course hippique Australienne est une industrie prospère difficile à ignorer et aussi souvent remise en question. Les activistes défenseurs de la cause animale affirment qu’il s’agit d’une pratique cruelle et qu’elle devrait être interdite. Les éleveurs de pur sang eux disent travailler avec passion depuis des générations et ils sont fiers de leurs poulains.

Pendant deux années je me suis plongée dans le monde du cheval de course en Australie, exerçant divers métiers ; palefrenière, soigneuse, assistante d’élevage, cavalière d’entraînement. Cela m’a permis d’embrasser différents aspects de cet environnement complexe. Celui-ci est vite devenu une source de questionnement, j’ai alors ressentis le besoin de m’exprimer au travers un langage photographique.

 

Commencé en 2015, ce projet se constitue de photographies argentiques vidéo - projetées. La voie de la bande son provient d’une vente aux enchère de poulains à Melbourne. Cette série d’images interroge sur les notions d’amour et d’argent, de passion et de d’empathie. Il déploie surtout une perception d’artiste sur les êtres vivants dans ce milieu.

Malgré leur aspect documentaire, ces images portent une vision poétique sur ce monde à part et évitent un parti pris actif.