
Finaliste Prix Mentor 2025

© Jeremy Suyker
Lauréate Prix Mentor 2025
Paloma Laudet avec le projet « EJO »
Depuis deux ans, je travaille entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo afin d’y documenter les conséquences à long terme du génocide de 1994, perpétré contre les Tutsis. Je m’intéresse aux liens profonds entre ces deux pays, dont les histoires respectives
sont façonnées par le génocide et les guerres qui en ont découlé ces trente dernières années. Mon travail s’applique à documenter cette région, mais à travers sa mise en lumière, j’espère contribuer à une meilleure compréhension des sociétés post-conflit.
Dans une période où les outils de communications nous permettent de mesurer au quotidien la violence des conflits qui secouent différentes régions du monde, de l’Ukraine au moyen orient, il me semble intéressant, voir nécessaire de regarder avec acuité les conséquences de ces actions violentes sur les Dénérations futures que l’on incite à
envisager la haine comme seule réponse. A travers une approche documentaire, j’aspire à encourager ma Dénération (j’ai 26 ans) à bâtir un imaginaire collectif autre que la violence et la vengeance. Ce projet cherche à interroger sur une question universelle : Comment se
construire en tant qu’individu au sein d’une société marquée par un traumatisme collectif ?
Les tensions entre Hutus et Tutsis ont commencé dès 1959, avec la colonisation belge. A partir du 7 avril 1994, les discours haineux et accusateurs contre les Tutsis se sont répandus comme une traînée de poudre : c’est le début du Génocide. En l’espace de 100 jours, plus d’un million de personnes ont été massacrées, principalement à la machette, et selon l’ONU, près de 250 000 femmes ont été victimes de viols. Depuis la fin du génocide, Paul Kagame et son parti, le Front Patriotique Rwandais (FPR), dirigent le pays d'une main de fer. Une politique d’unité nationale a été mise en place, permettant de rétablir la paix dans le pays. Mais le réDime est régulièrement accusé de violations des droits humains, et notamment de soutenir le groupe armé du M23 en République démocratique du Congo (source : ONU).
Au Rwanda, de nombreux génocidaires ont purgé leur peine de prison et sont retournés vivre dans leur communauté. De ce fait, des survivants croisent quotidiennement les assassins de leurs proches. Si le Rwanda semble paisible, cette cohabitation forcée demeure
profondément complexe et soulève de nombreuses questions. C’est dans ce contexte que je vous adresse ce projet sur la génération post-génocide, qui aborde la question suivante : Comment brandit-on lorsque son père, sa mère, son frère ou sa sœur a été la victime ou
l'auteur d’indicibles atrocités ?
Alors que 65 % de la population rwandaise est née après le génocide,
cette jeunesse brandit dans un équilibre fragile entre avenir à construire et omniprésence du passé. Mon regard se posera sur les jeunes — tous nés après le génocide — ils seront : enfants de génocidaires, enfants de survivants et enfants nés des viols commis durant le génocide. En dressant leurs portraits, je documenterai un quotidien qui explore comment s’entrelacent dans leurs existences, les silences et les questions identitaires qui les façonnent.
« Le poids effrayant du vide que l'oubli n'a pas le droit de combler et que la mémoire des vivants habitera toujours… »
Simone Veil
Née en 1999, Paloma Laudet est photographe indépendante, membre du collectif item et basée à Paris. Après une formation en photojournalisme à l’EMI-CFD, elle commence par documenter les conséquences des politiques migratoires européennes à travers les dispositifs anti-immigration érigés en Europe. Avec ce travail, elle remporte en 2022 la Bourse du Talent, et son travail est exposé à la Bibliothèque nationale de France. Depuis deux ans, elle travaille principalement en Afrique de l’Est (Rwanda, RD-Congo, Ouganda), d’où elle collabore avec la presse française et internationale (Le Monde, Libération, The Guardian, The Globe and Mail). Elle y développe également un travail documentaire plus personnel sur la société rwandaise post-génocide.
Pour elle, la photographie est un moyen de témoigner des enjeux sociaux, environnementaux et humains qui traversent notre société, pour ne jamais laisser s’installer l’indifférence.
Lauréate Prix Mentor 2025
Paloma Laudet avec le projet « EJO »
Depuis deux ans, je travaille entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo afin d’y documenter les conséquences à long terme du génocide de 1994, perpétré contre les Tutsis. Je m’intéresse aux liens profonds entre ces deux pays, dont les histoires respectives
sont façonnées par le génocide et les guerres qui en ont découlé ces trente dernières années. Mon travail s’applique à documenter cette région, mais à travers sa mise en lumière, j’espère contribuer à une meilleure compréhension des sociétés post-conflit.
Dans une période où les outils de communications nous permettent de mesurer au quotidien la violence des conflits qui secouent différentes régions du monde, de l’Ukraine au moyen orient, il me semble intéressant, voir nécessaire de regarder avec acuité les conséquences de ces actions violentes sur les Dénérations futures que l’on incite à
envisager la haine comme seule réponse. A travers une approche documentaire, j’aspire à encourager ma Dénération (j’ai 26 ans) à bâtir un imaginaire collectif autre que la violence et la vengeance. Ce projet cherche à interroger sur une question universelle : Comment se
construire en tant qu’individu au sein d’une société marquée par un traumatisme collectif ?
Les tensions entre Hutus et Tutsis ont commencé dès 1959, avec la colonisation belge. A partir du 7 avril 1994, les discours haineux et accusateurs contre les Tutsis se sont répandus comme une traînée de poudre : c’est le début du Génocide. En l’espace de 100 jours, plus d’un million de personnes ont été massacrées, principalement à la machette, et selon l’ONU, près de 250 000 femmes ont été victimes de viols. Depuis la fin du génocide, Paul Kagame et son parti, le Front Patriotique Rwandais (FPR), dirigent le pays d'une main de fer. Une politique d’unité nationale a été mise en place, permettant de rétablir la paix dans le pays. Mais le réDime est régulièrement accusé de violations des droits humains, et notamment de soutenir le groupe armé du M23 en République démocratique du Congo (source : ONU).
Au Rwanda, de nombreux génocidaires ont purgé leur peine de prison et sont retournés vivre dans leur communauté. De ce fait, des survivants croisent quotidiennement les assassins de leurs proches. Si le Rwanda semble paisible, cette cohabitation forcée demeure
profondément complexe et soulève de nombreuses questions. C’est dans ce contexte que je vous adresse ce projet sur la génération post-génocide, qui aborde la question suivante : Comment brandit-on lorsque son père, sa mère, son frère ou sa sœur a été la victime ou
l'auteur d’indicibles atrocités ?
Alors que 65 % de la population rwandaise est née après le génocide,
cette jeunesse brandit dans un équilibre fragile entre avenir à construire et omniprésence du passé. Mon regard se posera sur les jeunes — tous nés après le génocide — ils seront : enfants de génocidaires, enfants de survivants et enfants nés des viols commis durant le génocide. En dressant leurs portraits, je documenterai un quotidien qui explore comment s’entrelacent dans leurs existences, les silences et les questions identitaires qui les façonnent.
« Le poids effrayant du vide que l'oubli n'a pas le droit de combler et que la mémoire des vivants habitera toujours… »
Simone Veil

Née en 1999, Paloma Laudet est photographe indépendante, membre du collectif item et basée à Paris. Après une formation en photojournalisme à l’EMI-CFD, elle commence par documenter les conséquences des politiques migratoires européennes à travers les dispositifs anti-immigration érigés en Europe. Avec ce travail, elle remporte en 2022 la Bourse du Talent, et son travail est exposé à la Bibliothèque nationale de France. Depuis deux ans, elle travaille principalement en Afrique de l’Est (Rwanda, RD-Congo, Ouganda), d’où elle collabore avec la presse française et internationale (Le Monde, Libération, The Guardian, The Globe and Mail). Elle y développe également un travail documentaire plus personnel sur la société rwandaise post-génocide.
Pour elle, la photographie est un moyen de témoigner des enjeux sociaux, environnementaux et humains qui traversent notre société, pour ne jamais laisser s’installer l’indifférence.

© Jeremy Suyker
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