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Zoé Bernardi avec sa série «Mon héritage»

Mon Héritage est une série sur ma famille. Entamée durant le premier  confinement, elle est d’abord née de la nécessité de nommer ce qui  constituait, pour moi, famille : j’ai commencé à photographier mon père,  un vieux hippie, ma mère, une ex-punk, mon beau-père, un ancien forain,  et ma grand-mère, une petite vieille aux cheveux roses. Pendant 5 ans j’ai célébré l’amour qui  forme le ciment de notre famille rafistolée. Faite de contrastes,  pudeur et extravertie, allègre et dramatique, je fais l’inventaire de  tous les gestes, couleurs, motifs et visages qui constituent notre  quotidien. Comment trouver ma place parmi mes proches, dont le credo du  “no future” a été contredit par ma propre existence ? Qu’est-ce qui “fait famille”, et où est la  limite avec la communauté ? Performance d’équilibriste entre jeux de  mises en scènes et l’enjeu de ne pas céder au spectaculaire de ce qu’ils  sont : des “personnages qui performent leur propre existence”. Le  séquençage me permet d’injecter le mouvement qui les anime, et l’argentique de conserver la dimension artisanale de l’image et sa  temporalité lente. J’observe comment de notre marginalité située nous  faisons un chant d’amour universel. Les autoportraits, disséminés ici et  là, montrent mon regard au travail, et rappelle que voir n’est jamais un acte neutre. En les observant, je fais en creux mon portrait ; ainsi, c’est mon intimité gaiement éventrée qui est donnée à voir.

Après des études littéraires, la découverte de l’image fixe et mouvante vient  bouleverser mon rapport au monde en 2019, j’intègre les Beaux-Arts de  Paris au sein de l’atelier
Valérie Jouve, Agnès Geoffroy et Clément Cogitore, dont je sors diplômée  avec les félicitations du jury en juin 2024. Je m’attelle à montrer la  puissance de la singularité, et comment la marginalité s’articule en miroir de la norme. J'utilise l’intimité comme lieu d’expérimentation et me suis tournée vers mon  cercle communautaire proche, vers les
minorités sexuelles, sociales et de genre, les monstres qui n’en sont  pas. Entre intime et social, douceur et violence, monstruosité et  poésie, soin et plasticité, j’hésite à dessein.
J’ai eu le plaisir d’exposer à Photo Saint Germain, au Centre Culturel Jean Cocteau, à la Fondation Ricard et au Palais de Tokyo. Depuis 2024,  je suis résidente aux ateliers Wonder.

Zoé Bernardi avec sa série «Mon héritage»

Mon Héritage est une série sur ma famille. Entamée durant le premier  confinement, elle est d’abord née de la nécessité de nommer ce qui  constituait, pour moi, famille : j’ai commencé à photographier mon père,  un vieux hippie, ma mère, une ex-punk, mon beau-père, un ancien forain,  et ma grand-mère, une petite vieille aux cheveux roses. Pendant 5 ans j’ai célébré l’amour qui  forme le ciment de notre famille rafistolée. Faite de contrastes,  pudeur et extravertie, allègre et dramatique, je fais l’inventaire de  tous les gestes, couleurs, motifs et visages qui constituent notre  quotidien. Comment trouver ma place parmi mes proches, dont le credo du  “no future” a été contredit par ma propre existence ? Qu’est-ce qui “fait famille”, et où est la  limite avec la communauté ? Performance d’équilibriste entre jeux de  mises en scènes et l’enjeu de ne pas céder au spectaculaire de ce qu’ils  sont : des “personnages qui performent leur propre existence”. Le  séquençage me permet d’injecter le mouvement qui les anime, et l’argentique de conserver la dimension artisanale de l’image et sa  temporalité lente. J’observe comment de notre marginalité située nous  faisons un chant d’amour universel. Les autoportraits, disséminés ici et  là, montrent mon regard au travail, et rappelle que voir n’est jamais un acte neutre. En les observant, je fais en creux mon portrait ; ainsi, c’est mon intimité gaiement éventrée qui est donnée à voir.

Après des études littéraires, la découverte de l’image fixe et mouvante vient  bouleverser mon rapport au monde en 2019, j’intègre les Beaux-Arts de  Paris au sein de l’atelier
Valérie Jouve, Agnès Geoffroy et Clément Cogitore, dont je sors diplômée  avec les félicitations du jury en juin 2024. Je m’attelle à montrer la  puissance de la singularité, et comment la marginalité s’articule en miroir de la norme. J'utilise l’intimité comme lieu d’expérimentation et me suis tournée vers mon  cercle communautaire proche, vers les
minorités sexuelles, sociales et de genre, les monstres qui n’en sont  pas. Entre intime et social, douceur et violence, monstruosité et  poésie, soin et plasticité, j’hésite à dessein.
J’ai eu le plaisir d’exposer à Photo Saint Germain, au Centre Culturel Jean Cocteau, à la Fondation Ricard et au Palais de Tokyo. Depuis 2024,  je suis résidente aux ateliers Wonder.

Finaliste jury

Zoé Bernardi avec sa série «Mon héritage»

Mon Héritage est une série sur ma famille. Entamée durant le premier  confinement, elle est d’abord née de la nécessité de nommer ce qui  constituait, pour moi, famille : j’ai commencé à photographier mon père,  un vieux hippie, ma mère, une ex-punk, mon beau-père, un ancien forain,  et ma grand-mère, une petite vieille aux cheveux roses. Pendant 5 ans j’ai célébré l’amour qui  forme le ciment de notre famille rafistolée. Faite de contrastes,  pudeur et extravertie, allègre et dramatique, je fais l’inventaire de  tous les gestes, couleurs, motifs et visages qui constituent notre  quotidien. Comment trouver ma place parmi mes proches, dont le credo du  “no future” a été contredit par ma propre existence ? Qu’est-ce qui “fait famille”, et où est la  limite avec la communauté ? Performance d’équilibriste entre jeux de  mises en scènes et l’enjeu de ne pas céder au spectaculaire de ce qu’ils  sont : des “personnages qui performent leur propre existence”. Le  séquençage me permet d’injecter le mouvement qui les anime, et l’argentique de conserver la dimension artisanale de l’image et sa  temporalité lente. J’observe comment de notre marginalité située nous  faisons un chant d’amour universel. Les autoportraits, disséminés ici et  là, montrent mon regard au travail, et rappelle que voir n’est jamais un acte neutre. En les observant, je fais en creux mon portrait ; ainsi, c’est mon intimité gaiement éventrée qui est donnée à voir.

Après des études littéraires, la découverte de l’image fixe et mouvante vient  bouleverser mon rapport au monde en 2019, j’intègre les Beaux-Arts de  Paris au sein de l’atelier
Valérie Jouve, Agnès Geoffroy et Clément Cogitore, dont je sors diplômée  avec les félicitations du jury en juin 2024. Je m’attelle à montrer la  puissance de la singularité, et comment la marginalité s’articule en miroir de la norme. J'utilise l’intimité comme lieu d’expérimentation et me suis tournée vers mon  cercle communautaire proche, vers les
minorités sexuelles, sociales et de genre, les monstres qui n’en sont  pas. Entre intime et social, douceur et violence, monstruosité et  poésie, soin et plasticité, j’hésite à dessein.
J’ai eu le plaisir d’exposer à Photo Saint Germain, au Centre Culturel Jean Cocteau, à la Fondation Ricard et au Palais de Tokyo. Depuis 2024,  je suis résidente aux ateliers Wonder.

Finaliste jury

Zoé Bernardi avec sa série «Mon héritage»

Mon Héritage est une série sur ma famille. Entamée durant le premier  confinement, elle est d’abord née de la nécessité de nommer ce qui  constituait, pour moi, famille : j’ai commencé à photographier mon père,  un vieux hippie, ma mère, une ex-punk, mon beau-père, un ancien forain,  et ma grand-mère, une petite vieille aux cheveux roses. Pendant 5 ans j’ai célébré l’amour qui  forme le ciment de notre famille rafistolée. Faite de contrastes,  pudeur et extravertie, allègre et dramatique, je fais l’inventaire de  tous les gestes, couleurs, motifs et visages qui constituent notre  quotidien. Comment trouver ma place parmi mes proches, dont le credo du  “no future” a été contredit par ma propre existence ? Qu’est-ce qui “fait famille”, et où est la  limite avec la communauté ? Performance d’équilibriste entre jeux de  mises en scènes et l’enjeu de ne pas céder au spectaculaire de ce qu’ils  sont : des “personnages qui performent leur propre existence”. Le  séquençage me permet d’injecter le mouvement qui les anime, et l’argentique de conserver la dimension artisanale de l’image et sa  temporalité lente. J’observe comment de notre marginalité située nous  faisons un chant d’amour universel. Les autoportraits, disséminés ici et  là, montrent mon regard au travail, et rappelle que voir n’est jamais un acte neutre. En les observant, je fais en creux mon portrait ; ainsi, c’est mon intimité gaiement éventrée qui est donnée à voir.

Après des études littéraires, la découverte de l’image fixe et mouvante vient  bouleverser mon rapport au monde en 2019, j’intègre les Beaux-Arts de  Paris au sein de l’atelier
Valérie Jouve, Agnès Geoffroy et Clément Cogitore, dont je sors diplômée  avec les félicitations du jury en juin 2024. Je m’attelle à montrer la  puissance de la singularité, et comment la marginalité s’articule en miroir de la norme. J'utilise l’intimité comme lieu d’expérimentation et me suis tournée vers mon  cercle communautaire proche, vers les
minorités sexuelles, sociales et de genre, les monstres qui n’en sont  pas. Entre intime et social, douceur et violence, monstruosité et  poésie, soin et plasticité, j’hésite à dessein.
J’ai eu le plaisir d’exposer à Photo Saint Germain, au Centre Culturel Jean Cocteau, à la Fondation Ricard et au Palais de Tokyo. Depuis 2024,  je suis résidente aux ateliers Wonder.

Finaliste public

Mathieu Marre avec sa série «Hypnose»

Hypnose  est un projet de livre. C’est le fruit d’un important travail de  laboratoire. Des tirages sur papiers anciens qui, indépendamment du  plaisir ludique et esthétique que leur usage m’apporte, ajoutent une  nouvelle lecture aux images, une entrouverture, une fêlure, que je  guette à la prise de vue, comme au développement ou au tirage.


Ce  que je recherche en photographie tangue entre le mystère et l’amour.  Cela se traduit par une sorte de mystique de la photographie. Mystère de  l’ordre du monde. Mystère du silence en soi. Mystère du lien.


Le  projet est toujours le même : celui d’une improbable élucidation. «  Chacun de nous ne parle qu’une seule phrase, que seule la mort peut  interrompre » (Barthes citant un confrère).


Alors je cherche inlassablement les termes de cette phrase dans les images que mon appareil produit.

Je suis né dans le Lot. J’ai été très marqué par la poésie du lieu. Un voyage à 20 ans où je découvre la photographie et son étonnant pouvoir  d’ancrage. Puis des études d’anthropologie axées sur la mort avec un master sur les soins palliatifs. Une photographie marquée par une nécessité de rendre compte d’une frontalité du réel en prenant en compte l’implication de l’observateur, dérivant au fil des années vers une photographie explorant un autre type de réalité, celle des songes, des choses dissimulées dans les plis de la psyché, de leur possible réification dans la banalité de l’image photographique.

Finaliste public

Mathieu Marre avec sa série «Hypnose»

Hypnose  est un projet de livre. C’est le fruit d’un important travail de  laboratoire. Des tirages sur papiers anciens qui, indépendamment du  plaisir ludique et esthétique que leur usage m’apporte, ajoutent une  nouvelle lecture aux images, une entrouverture, une fêlure, que je  guette à la prise de vue, comme au développement ou au tirage.


Ce  que je recherche en photographie tangue entre le mystère et l’amour.  Cela se traduit par une sorte de mystique de la photographie. Mystère de  l’ordre du monde. Mystère du silence en soi. Mystère du lien.


Le  projet est toujours le même : celui d’une improbable élucidation. «  Chacun de nous ne parle qu’une seule phrase, que seule la mort peut  interrompre » (Barthes citant un confrère).


Alors je cherche inlassablement les termes de cette phrase dans les images que mon appareil produit.

Je suis né dans le Lot. J’ai été très marqué par la poésie du lieu. Un voyage à 20 ans où je découvre la photographie et son étonnant pouvoir  d’ancrage. Puis des études d’anthropologie axées sur la mort avec un master sur les soins palliatifs. Une photographie marquée par une nécessité de rendre compte d’une frontalité du réel en prenant en compte l’implication de l’observateur, dérivant au fil des années vers une photographie explorant un autre type de réalité, celle des songes, des choses dissimulées dans les plis de la psyché, de leur possible réification dans la banalité de l’image photographique.

Les rencontres de La Scam

Lors de cette session il n'y a pas eu de recontre dans le cadre des Rencontres de la SCAM.

Les rencontres de La Scam

Lors de cette session il n'y a pas eu de recontre dans le cadre des Rencontres de la SCAM.

Les rencontres de La Scam

Lors de cette session il n'y a pas eu de recontre dans le cadre des Rencontres de la SCAM.

Lors de cette session il n'y a pas eu de recontre dans le cadre des Rencontres de la SCAM.

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