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Finaliste du jury et du public

David Siodos avec sa série «Sauvage»

Perdu dans la forêt, j'errais sans but, loin des pesantes réalités du  monde. Soudain, un bruit vint percer le silence. Un craquement incongru  qui aussitôt, me fit prendre conscience que je n'étais pas seul. Face  à moi, un homme se tenait debout. Entre défiance et questionnement, il  blottissait un chat contre son pull déformé et troué. Le cheveu  hirsute, il ne détournait pas le regard, ne faisait aucun mouvement, il  était comme pris au piège.


Tel  un naufragé, il avait trouvé refuge au milieu du néant. Un bois, en  bordure du monde civilisé, marquait sa terre d'asile. Son campement  précaire, niché au cœur des arbres, était érigé comme un monument.  Au mépris des institutions, sa présence semblait marquer un  scepticisme vis-à-vis de notre civilisation triomphante. Comme noyé  dans sa solitude, il paraissait perdu, confus, désorienté. Mon urgence  n'était pas la sienne. Son temps n'était pas le mien. Il était d'une  autre essence, d'une autre hauteur. Comme hypnotisé, je suis resté  plusieurs mois à l'écouter me raconter son histoire. J'assistais,  impuissant, à la noyade d'un homme qui ne maîtrisait en rien son  destin. Destin, dont il ne soupçonnait pas vraiment qu'il en était le  père et l'artisan.

Rien ne me prédestinait à devenir photographe. Né d'une famille modeste,  la discrétion et le labeur étaient les rouages de mon éducation. Je  ne faisais pas de vagues et suivais un parcours classique sans relief.  Plus tard, je débutais ma vie professionnelle mais je ne parvenais pas  à m'accomplir totalement. Par hasard, la photographie a changé ma vie.  Sensible et curieux, le destin m'a ouvert les portes d'une exposition  non loin de chez moi, à Toulouse. Le travail du photographe Willy Ronis  était mis à l'honneur et pour la première fois dans ma vie, je me  sentais parfaitement à ma place.


Dès  lors, je décidais de parcourir la rue à la recherche d'une scène de  vie, d'une émotion unique. J'étais perdu mais totalement heureux. Plus  tard, je me retrouvais à arpenter les abords du périphérique pour  documenter la vie de ceux dont on ne parle pas. Depuis, mon travail se concentre sur la vie alternative via des projets mettant en avant la  marginalité à travers des lieux différents. Au travers ma  photographie, je m’attelle à présenter un monde difficile et reclus  sous un angle humain et poétique.

Finaliste du jury et du public

David Siodos avec sa série «Sauvage»

Perdu dans la forêt, j'errais sans but, loin des pesantes réalités du  monde. Soudain, un bruit vint percer le silence. Un craquement incongru  qui aussitôt, me fit prendre conscience que je n'étais pas seul. Face  à moi, un homme se tenait debout. Entre défiance et questionnement, il  blottissait un chat contre son pull déformé et troué. Le cheveu  hirsute, il ne détournait pas le regard, ne faisait aucun mouvement, il  était comme pris au piège.


Tel  un naufragé, il avait trouvé refuge au milieu du néant. Un bois, en  bordure du monde civilisé, marquait sa terre d'asile. Son campement  précaire, niché au cœur des arbres, était érigé comme un monument.  Au mépris des institutions, sa présence semblait marquer un  scepticisme vis-à-vis de notre civilisation triomphante. Comme noyé  dans sa solitude, il paraissait perdu, confus, désorienté. Mon urgence  n'était pas la sienne. Son temps n'était pas le mien. Il était d'une  autre essence, d'une autre hauteur. Comme hypnotisé, je suis resté  plusieurs mois à l'écouter me raconter son histoire. J'assistais,  impuissant, à la noyade d'un homme qui ne maîtrisait en rien son  destin. Destin, dont il ne soupçonnait pas vraiment qu'il en était le  père et l'artisan.

Rien ne me prédestinait à devenir photographe. Né d'une famille modeste,  la discrétion et le labeur étaient les rouages de mon éducation. Je  ne faisais pas de vagues et suivais un parcours classique sans relief.  Plus tard, je débutais ma vie professionnelle mais je ne parvenais pas  à m'accomplir totalement. Par hasard, la photographie a changé ma vie.  Sensible et curieux, le destin m'a ouvert les portes d'une exposition  non loin de chez moi, à Toulouse. Le travail du photographe Willy Ronis  était mis à l'honneur et pour la première fois dans ma vie, je me  sentais parfaitement à ma place.


Dès  lors, je décidais de parcourir la rue à la recherche d'une scène de  vie, d'une émotion unique. J'étais perdu mais totalement heureux. Plus  tard, je me retrouvais à arpenter les abords du périphérique pour  documenter la vie de ceux dont on ne parle pas. Depuis, mon travail se concentre sur la vie alternative via des projets mettant en avant la  marginalité à travers des lieux différents. Au travers ma  photographie, je m’attelle à présenter un monde difficile et reclus  sous un angle humain et poétique.

Finaliste jury

David Siodos avec sa série «Sauvage»

Perdu dans la forêt, j'errais sans but, loin des pesantes réalités du  monde. Soudain, un bruit vint percer le silence. Un craquement incongru  qui aussitôt, me fit prendre conscience que je n'étais pas seul. Face  à moi, un homme se tenait debout. Entre défiance et questionnement, il  blottissait un chat contre son pull déformé et troué. Le cheveu  hirsute, il ne détournait pas le regard, ne faisait aucun mouvement, il  était comme pris au piège.


Tel  un naufragé, il avait trouvé refuge au milieu du néant. Un bois, en  bordure du monde civilisé, marquait sa terre d'asile. Son campement  précaire, niché au cœur des arbres, était érigé comme un monument.  Au mépris des institutions, sa présence semblait marquer un  scepticisme vis-à-vis de notre civilisation triomphante. Comme noyé  dans sa solitude, il paraissait perdu, confus, désorienté. Mon urgence  n'était pas la sienne. Son temps n'était pas le mien. Il était d'une  autre essence, d'une autre hauteur. Comme hypnotisé, je suis resté  plusieurs mois à l'écouter me raconter son histoire. J'assistais,  impuissant, à la noyade d'un homme qui ne maîtrisait en rien son  destin. Destin, dont il ne soupçonnait pas vraiment qu'il en était le  père et l'artisan.

Rien ne me prédestinait à devenir photographe. Né d'une famille modeste,  la discrétion et le labeur étaient les rouages de mon éducation. Je  ne faisais pas de vagues et suivais un parcours classique sans relief.  Plus tard, je débutais ma vie professionnelle mais je ne parvenais pas  à m'accomplir totalement. Par hasard, la photographie a changé ma vie.  Sensible et curieux, le destin m'a ouvert les portes d'une exposition  non loin de chez moi, à Toulouse. Le travail du photographe Willy Ronis  était mis à l'honneur et pour la première fois dans ma vie, je me  sentais parfaitement à ma place.


Dès  lors, je décidais de parcourir la rue à la recherche d'une scène de  vie, d'une émotion unique. J'étais perdu mais totalement heureux. Plus  tard, je me retrouvais à arpenter les abords du périphérique pour  documenter la vie de ceux dont on ne parle pas. Depuis, mon travail se concentre sur la vie alternative via des projets mettant en avant la  marginalité à travers des lieux différents. Au travers ma  photographie, je m’attelle à présenter un monde difficile et reclus  sous un angle humain et poétique.

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David Siodos avec sa série «Sauvage»

Perdu dans la forêt, j'errais sans but, loin des pesantes réalités du  monde. Soudain, un bruit vint percer le silence. Un craquement incongru  qui aussitôt, me fit prendre conscience que je n'étais pas seul. Face  à moi, un homme se tenait debout. Entre défiance et questionnement, il  blottissait un chat contre son pull déformé et troué. Le cheveu  hirsute, il ne détournait pas le regard, ne faisait aucun mouvement, il  était comme pris au piège.


Tel  un naufragé, il avait trouvé refuge au milieu du néant. Un bois, en  bordure du monde civilisé, marquait sa terre d'asile. Son campement  précaire, niché au cœur des arbres, était érigé comme un monument.  Au mépris des institutions, sa présence semblait marquer un  scepticisme vis-à-vis de notre civilisation triomphante. Comme noyé  dans sa solitude, il paraissait perdu, confus, désorienté. Mon urgence  n'était pas la sienne. Son temps n'était pas le mien. Il était d'une  autre essence, d'une autre hauteur. Comme hypnotisé, je suis resté  plusieurs mois à l'écouter me raconter son histoire. J'assistais,  impuissant, à la noyade d'un homme qui ne maîtrisait en rien son  destin. Destin, dont il ne soupçonnait pas vraiment qu'il en était le  père et l'artisan.

Rien ne me prédestinait à devenir photographe. Né d'une famille modeste,  la discrétion et le labeur étaient les rouages de mon éducation. Je  ne faisais pas de vagues et suivais un parcours classique sans relief.  Plus tard, je débutais ma vie professionnelle mais je ne parvenais pas  à m'accomplir totalement. Par hasard, la photographie a changé ma vie.  Sensible et curieux, le destin m'a ouvert les portes d'une exposition  non loin de chez moi, à Toulouse. Le travail du photographe Willy Ronis  était mis à l'honneur et pour la première fois dans ma vie, je me  sentais parfaitement à ma place.


Dès  lors, je décidais de parcourir la rue à la recherche d'une scène de  vie, d'une émotion unique. J'étais perdu mais totalement heureux. Plus  tard, je me retrouvais à arpenter les abords du périphérique pour  documenter la vie de ceux dont on ne parle pas. Depuis, mon travail se concentre sur la vie alternative via des projets mettant en avant la  marginalité à travers des lieux différents. Au travers ma  photographie, je m’attelle à présenter un monde difficile et reclus  sous un angle humain et poétique.

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