Session #2 - Montpellier 2021
La Session #2 du Prix Mentor 2021 s'est déroulée à Montpellier par visioconférence le 10 juin 2021.
Nous avons le plaisir de vous annoncer les deux lauréats du Prix Mentor :
Julie Joubert a reçu le vote du jury avec sa série « MIDO »
Nicolas Serve a reçu le vote du public pour sa série « Ethanol »
Ils participeront à la finale du Prix Mentor 2021, qui aura lieu le 09 décembre à Paris, à La Scam.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leur temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Marie-Frédérique Hallin, Directrice du Centre d’Art et de Photographie de Lectoure
Eric Sinatora, Directeur du GRAPh
Peter Vass, Président des Boutographies
Steven Wassenaar, Photographe, Commission des Images Fixes - La Scam
Michel Le Belhomme, Photographe, Administrateur - Freelens

Session #2 - Montpellier 2021
La Session #2 du Prix Mentor 2021 s'est déroulée à Montpellier par visioconférence le 10 juin 2021.
Nous avons le plaisir de vous annoncer les deux lauréats du Prix Mentor :
Julie Joubert a reçu le vote du jury avec sa série « MIDO »
Nicolas Serve a reçu le vote du public pour sa série « Ethanol »
Ils participeront à la finale du Prix Mentor 2021, qui aura lieu le 09 décembre à Paris, à La Scam.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leur temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Marie-Frédérique Hallin, Directrice du Centre d’Art et de Photographie de Lectoure
Eric Sinatora, Directeur du GRAPh
Peter Vass, Président des Boutographies
Steven Wassenaar, Photographe, Commission des Images Fixes - La Scam
Michel Le Belhomme, Photographe, Administrateur - Freelens

© Julie Joubert

© Nicolas Serve

© Julie Joubert

© Nicolas Serve

Session #2 - Montpellier 2021


© Julie Joubert

© Nicolas Serve
Montpellier
La Session #2 du Prix Mentor 2021 s'est déroulée à Montpellier par visioconférence le 10 juin 2021.
Nous avons le plaisir de vous annoncer les deux lauréats du Prix Mentor :
Julie Joubert a reçu le vote du jury avec sa série « MIDO »
Nicolas Serve a reçu le vote du public pour sa série « Ethanol »
Ils participeront à la finale du Prix Mentor 2021, qui aura lieu le 09 décembre à Paris, à La Scam.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leur temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Marie-Frédérique Hallin, Directrice du Centre d’Art et de Photographie de Lectoure
Eric Sinatora, Directeur du GRAPh
Peter Vass, Président des Boutographies
Steven Wassenaar, Photographe, Commission des Images Fixes - La Scam
Michel Le Belhomme, Photographe, Administrateur - Freelens
Finaliste du jury et du public
Julie Joubert avec sa série MIDO
J’ai rencontré Ahmed en 2017 dans un centre de réinsertion pour jeunes en difficulté. Via les réseaux
sociaux, nous nous sommes retrouvés deux ans plus tard. Diminutif, surnom, pseudonyme: MIDO est un moyen de brouiller les pistes de sa trajectoire incertaine. Se présentant sous différentes identités au fil de ses rencontres, Ahmed se cache autant qu’il a l’envie d’être découvert. A travers un parcours de vie chaotique ponctué d’éléments douloureux, il survit avec le rêve de devenir modèle. Sa grande fragilité, son caractère autodestructeur ainsi que sa capacité à se dévoiler m’ont tout de suite convaincue de la nécessité de le suivre dans son quotidien sur une durée indéterminée. Le rencontrant régulièrement dans le quartier de Marx Dormoy à Paris, je l’observais fascinée par son caractère instable et son insouciance.
De cette rencontre est née l’envie de mettre en lumière cette jeunesse livrée à elle-même, totalement inadaptée face à notre société.
Photographe diplômée de l’École des Arts Décoratifs de Paris née en 1989 à Paris, Julie Joubert s’approprie des
thématiques sociales afin de rendre visibles ceux qui sont continuellement mis à l’écart. A la lisière du documentaire, ses photographies invitent le spectateur à modifier la perception qu’il peut avoir de ces individus à travers la sublimation de ces visages et de ces corps. Tout en maintenant une certaine distance, elle cherche à mettre
en lumière l’authenticité et la singularité de ses sujets. A travers des images dépouillées de tout artifice, elle questionne le rapport à l’Autre et sa représentation. L’aspect documentaire de son travail écarte toute anecdote pour restituer l’essentiel: la fragilité de la présence humaine.
Julie Joubert avec sa série MIDO
J’ai rencontré Ahmed en 2017 dans un centre de réinsertion pour jeunes en difficulté. Via les réseaux
sociaux, nous nous sommes retrouvés deux ans plus tard. Diminutif, surnom, pseudonyme: MIDO est un moyen de brouiller les pistes de sa trajectoire incertaine. Se présentant sous différentes identités au fil de ses rencontres, Ahmed se cache autant qu’il a l’envie d’être découvert. A travers un parcours de vie chaotique ponctué d’éléments douloureux, il survit avec le rêve de devenir modèle. Sa grande fragilité, son caractère autodestructeur ainsi que sa capacité à se dévoiler m’ont tout de suite convaincue de la nécessité de le suivre dans son quotidien sur une durée indéterminée. Le rencontrant régulièrement dans le quartier de Marx Dormoy à Paris, je l’observais fascinée par son caractère instable et son insouciance.
De cette rencontre est née l’envie de mettre en lumière cette jeunesse livrée à elle-même, totalement inadaptée face à notre société.
Photographe diplômée de l’École des Arts Décoratifs de Paris née en 1989 à Paris, Julie Joubert s’approprie des
thématiques sociales afin de rendre visibles ceux qui sont continuellement mis à l’écart. A la lisière du documentaire, ses photographies invitent le spectateur à modifier la perception qu’il peut avoir de ces individus à travers la sublimation de ces visages et de ces corps. Tout en maintenant une certaine distance, elle cherche à mettre
en lumière l’authenticité et la singularité de ses sujets. A travers des images dépouillées de tout artifice, elle questionne le rapport à l’Autre et sa représentation. L’aspect documentaire de son travail écarte toute anecdote pour restituer l’essentiel: la fragilité de la présence humaine.
Finaliste du jury
Julie Joubert avec sa série MIDO
J’ai rencontré Ahmed en 2017 dans un centre de réinsertion pour jeunes en difficulté. Via les réseaux
sociaux, nous nous sommes retrouvés deux ans plus tard. Diminutif, surnom, pseudonyme: MIDO est un moyen de brouiller les pistes de sa trajectoire incertaine. Se présentant sous différentes identités au fil de ses rencontres, Ahmed se cache autant qu’il a l’envie d’être découvert. A travers un parcours de vie chaotique ponctué d’éléments douloureux, il survit avec le rêve de devenir modèle. Sa grande fragilité, son caractère autodestructeur ainsi que sa capacité à se dévoiler m’ont tout de suite convaincue de la nécessité de le suivre dans son quotidien sur une durée indéterminée. Le rencontrant régulièrement dans le quartier de Marx Dormoy à Paris, je l’observais fascinée par son caractère instable et son insouciance.
De cette rencontre est née l’envie de mettre en lumière cette jeunesse livrée à elle-même, totalement inadaptée face à notre société.
Photographe diplômée de l’École des Arts Décoratifs de Paris née en 1989 à Paris, Julie Joubert s’approprie des
thématiques sociales afin de rendre visibles ceux qui sont continuellement mis à l’écart. A la lisière du documentaire, ses photographies invitent le spectateur à modifier la perception qu’il peut avoir de ces individus à travers la sublimation de ces visages et de ces corps. Tout en maintenant une certaine distance, elle cherche à mettre
en lumière l’authenticité et la singularité de ses sujets. A travers des images dépouillées de tout artifice, elle questionne le rapport à l’Autre et sa représentation. L’aspect documentaire de son travail écarte toute anecdote pour restituer l’essentiel: la fragilité de la présence humaine.
Finaliste du jury
Julie Joubert avec sa série MIDO
J’ai rencontré Ahmed en 2017 dans un centre de réinsertion pour jeunes en difficulté. Via les réseaux
sociaux, nous nous sommes retrouvés deux ans plus tard. Diminutif, surnom, pseudonyme: MIDO est un moyen de brouiller les pistes de sa trajectoire incertaine. Se présentant sous différentes identités au fil de ses rencontres, Ahmed se cache autant qu’il a l’envie d’être découvert. A travers un parcours de vie chaotique ponctué d’éléments douloureux, il survit avec le rêve de devenir modèle. Sa grande fragilité, son caractère autodestructeur ainsi que sa capacité à se dévoiler m’ont tout de suite convaincue de la nécessité de le suivre dans son quotidien sur une durée indéterminée. Le rencontrant régulièrement dans le quartier de Marx Dormoy à Paris, je l’observais fascinée par son caractère instable et son insouciance.
De cette rencontre est née l’envie de mettre en lumière cette jeunesse livrée à elle-même, totalement inadaptée face à notre société.
Photographe diplômée de l’École des Arts Décoratifs de Paris née en 1989 à Paris, Julie Joubert s’approprie des
thématiques sociales afin de rendre visibles ceux qui sont continuellement mis à l’écart. A la lisière du documentaire, ses photographies invitent le spectateur à modifier la perception qu’il peut avoir de ces individus à travers la sublimation de ces visages et de ces corps. Tout en maintenant une certaine distance, elle cherche à mettre
en lumière l’authenticité et la singularité de ses sujets. A travers des images dépouillées de tout artifice, elle questionne le rapport à l’Autre et sa représentation. L’aspect documentaire de son travail écarte toute anecdote pour restituer l’essentiel: la fragilité de la présence humaine.
Finaliste du public
Nicolas Serve avec sa série Ethanol
C’est en m’enivrant de tous les fonds de bouteilles que j’avais disséminés ça et là dans l’appartement familial que je m’étais donné le courage d’affronter cette journée. J’y étais préparé, cela faisait des mois que la date était fixée. Elle paraissait lointaine, indistincte, comme un vague mirage qui n’arriverait de toute façon jamais. Mais ce jour est arrivé, ce 9 janvier 2019, une journée magnifique au
froid sec et au soleil si dur qu’il révélait mon état d’ébriété dans toute sa violence et sa cruauté. Ce 9 janvier 2019, c’est titubant que je pousse la porte d’entrée de cette clinique qui sera mon refuge pour les trois semaines à venir.
À l’heure où j’écris ces mots, voilà plus de deux ans que je n’ai pas touché à une goutte d’alcool, cette drogue dure dont la dépendance, une fois installée, est plus forte encore qu’à l’héroïne. Ce doux poison que l’on peut se procurer à chaque coin de rue, dans chaque bistrot ou chaque épicerie. J’ai sombré peu à peu dans cette addiction et, dans un élan de lucidité, ai eu le courage de me prendre en main, avant que la dépendance ne s’installe définitivement.
En 2014, je réalise une enquête photographique sur la résurgence des bidonvilles de banlieue parisienne,
soixante ans après que les premiers immigrés venus d’Algérie se soient installés dans ces baraquements
insalubres où les Roms ont désormais pris leur place.
Ce travail marque le début d’un intérêt croissant pour la place de l’image dans la mémoire collective.

Finaliste du public
Nicolas Serve avec sa série Ethanol
C’est en m’enivrant de tous les fonds de bouteilles que j’avais disséminés ça et là dans l’appartement familial que je m’étais donné le courage d’affronter cette journée. J’y étais préparé, cela faisait des mois que la date était fixée. Elle paraissait lointaine, indistincte, comme un vague mirage qui n’arriverait de toute façon jamais. Mais ce jour est arrivé, ce 9 janvier 2019, une journée magnifique au
froid sec et au soleil si dur qu’il révélait mon état d’ébriété dans toute sa violence et sa cruauté. Ce 9 janvier 2019, c’est titubant que je pousse la porte d’entrée de cette clinique qui sera mon refuge pour les trois semaines à venir.
À l’heure où j’écris ces mots, voilà plus de deux ans que je n’ai pas touché à une goutte d’alcool, cette drogue dure dont la dépendance, une fois installée, est plus forte encore qu’à l’héroïne. Ce doux poison que l’on peut se procurer à chaque coin de rue, dans chaque bistrot ou chaque épicerie. J’ai sombré peu à peu dans cette addiction et, dans un élan de lucidité, ai eu le courage de me prendre en main, avant que la dépendance ne s’installe définitivement.
En 2014, je réalise une enquête photographique sur la résurgence des bidonvilles de banlieue parisienne,
soixante ans après que les premiers immigrés venus d’Algérie se soient installés dans ces baraquements
insalubres où les Roms ont désormais pris leur place.
Ce travail marque le début d’un intérêt croissant pour la place de l’image dans la mémoire collective.

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