Session #4 - Montpellier 2020
La Session #4 du Prix Mentor 2020 Montpellier était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tou·te·s. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits via vidéo-conférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 1er mai pour sélectionner deux finalistes. Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Viméo
Nous avons le plaisir de vous annoncer que Mathilde Magnée et Coline Jourdan participeront à la finale du Prix Mentor 2020 à la Scam (Paris) le 26 novembre.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Brigitte Bauer - Enseignante École Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes Photographe
Emeline Dufrennoy - Commissaire d’exposition indépendante
Hélène Jayet - Photographe Agence Signatures
Christian Maccotta - Directeur Artistique Festival Les Boutographies
Mathieu Renard - Directeur Lendroit éditions
Bénédicte Van der Maar - Photographe et Présidente de la Commission des Images Fixes la Scam
Michel Le Belhomme - Photographe et Administrateur Freelens

Session #4 - Montpellier 2020
La Session #4 du Prix Mentor 2020 Montpellier était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tou·te·s. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits via vidéo-conférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 1er mai pour sélectionner deux finalistes. Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Viméo
Nous avons le plaisir de vous annoncer que Mathilde Magnée et Coline Jourdan participeront à la finale du Prix Mentor 2020 à la Scam (Paris) le 26 novembre.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Brigitte Bauer - Enseignante École Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes Photographe
Emeline Dufrennoy - Commissaire d’exposition indépendante
Hélène Jayet - Photographe Agence Signatures
Christian Maccotta - Directeur Artistique Festival Les Boutographies
Mathieu Renard - Directeur Lendroit éditions
Bénédicte Van der Maar - Photographe et Présidente de la Commission des Images Fixes la Scam
Michel Le Belhomme - Photographe et Administrateur Freelens

© Mathilde Magnée finaliste jury Montpellier 2020

© Coline Jourdan finaliste jury Montpellier 2020

© Mathilde Magnée finaliste jury Montpellier 2020

© Coline Jourdan finaliste jury Montpellier 2020

Session #4 - Montpellier 2020

© Mathilde Magnée finaliste jury Montpellier 2020

© Coline Jourdan finaliste jury Montpellier 2020

Montpellier
La Session #4 du Prix Mentor 2020 Montpellier était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tou·te·s. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits via vidéo-conférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 1er mai pour sélectionner deux finalistes. Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Viméo
Nous avons le plaisir de vous annoncer que Mathilde Magnée et Coline Jourdan participeront à la finale du Prix Mentor 2020 à la Scam (Paris) le 26 novembre.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Brigitte Bauer - Enseignante École Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes Photographe
Emeline Dufrennoy - Commissaire d’exposition indépendante
Hélène Jayet - Photographe Agence Signatures
Christian Maccotta - Directeur Artistique Festival Les Boutographies
Mathieu Renard - Directeur Lendroit éditions
Bénédicte Van der Maar - Photographe et Présidente de la Commission des Images Fixes la Scam
Michel Le Belhomme - Photographe et Administrateur Freelens
Mathilde Magnée avec sa série Thoroughbred
La course hippique Australienne est une industrie prospère difficile à ignorer et aussi souvent remise en question. Les activistes défenseurs de la cause animale affirment qu’il s’agit d’une pratique cruelle et qu’elle devrait être interdite. Les éleveurs de pur sang eux disent travailler avec passion depuis des générations et ils sont fiers de leurs poulains.
Pendant deux années je me suis plongée dans le monde du cheval de course en Australie, exerçant divers métiers ; palefrenière, soigneuse, assistante d’élevage, cavalière d’entraînement. Cela m’a permis d’embrasser différents aspects de cet environnement complexe. Celui-ci est vite devenu une source de questionnement, j’ai alors ressentis le besoin de m’exprimer au travers un langage photographique.
Commencé en 2015, ce projet se constitue de photographies argentiques vidéo - projetées. La voie de la bande son provient d’une vente aux enchère de poulains à Melbourne. Cette série d’images interroge sur les notions d’amour et d’argent, de passion et de d’empathie. Il déploie surtout une perception d’artiste sur les êtres vivants dans ce milieu.
Malgré leur aspect documentaire, ces images portent une vision poétique sur ce monde à part et évitent un parti pris actif.
Lors de sa formation à ESADMM, Mathilde Magnée fût sélectionnée pour participer à un workshop d’un mois dirigé par Antoine D’Agata en 2011. En 2012, avec son travail de diplôme Canopée, elle obtient une bourse de la Ville de Marseille afin de produire sa première exposition personnelle à la galerie Vol de Nuit.
Mathilde Magnée poursuit ensuite la formation supérieure à l’école de photographie de Vevey (CEPV) en Suisse où elle obtient également un diplôme en 2014. Ses études l’ont amené à écrire deux mémoires ; «confrontation, fiction, narration, photographie contemporaine» et «réminiscences romantiques en photographie contemporaine ».
Mathilde Magnée est membre de Near ; association Suisse pour la photographie contemporaine depuis 2015, cela lui permet de participer à plusieurs projets éditoriaux et d’expositions comme notamment à « La nuit des images ».
En 2015 elle entreprend un voyage de deux ans en Australie afin de réaliser un projet photographique sur l’industrie du cheval de course. Là bas elle est sélectionnée pour participer au «Yarra Light box program» à Melbourne en 2016.
À son retour en 2017 Fisheye magazine l’intègre dans son premier volume papier. En collaboration avec le musicien Marin Esteban elle organise une exposition concert à Uzès afin de montrer son projet Australien Thoroughbred. C’est avec la forme du diaporama sonore que ce travail est montré dans plusieurs festivals et expositions en France et en Suisse. Il est aussi primé par Diapéro et Libération meilleur diaporama sonore 2018.
C’est en Nouvelle-Zélande entre 2018 et 2020 que Mathilde Magnée fit un trek équestre en autonomie pour réaliser son dernier projet Lull. Marin Esteban fit ponctuellement partie de l’aventure et s’en inspira pour écrire son dernier album. Lull fut exposé en preview à Christchurch à la galerie XCHC en 2020.

Mathilde Magnée avec sa série Thoroughbred
La course hippique Australienne est une industrie prospère difficile à ignorer et aussi souvent remise en question. Les activistes défenseurs de la cause animale affirment qu’il s’agit d’une pratique cruelle et qu’elle devrait être interdite. Les éleveurs de pur sang eux disent travailler avec passion depuis des générations et ils sont fiers de leurs poulains.
Pendant deux années je me suis plongée dans le monde du cheval de course en Australie, exerçant divers métiers ; palefrenière, soigneuse, assistante d’élevage, cavalière d’entraînement. Cela m’a permis d’embrasser différents aspects de cet environnement complexe. Celui-ci est vite devenu une source de questionnement, j’ai alors ressentis le besoin de m’exprimer au travers un langage photographique.
Commencé en 2015, ce projet se constitue de photographies argentiques vidéo - projetées. La voie de la bande son provient d’une vente aux enchère de poulains à Melbourne. Cette série d’images interroge sur les notions d’amour et d’argent, de passion et de d’empathie. Il déploie surtout une perception d’artiste sur les êtres vivants dans ce milieu.
Malgré leur aspect documentaire, ces images portent une vision poétique sur ce monde à part et évitent un parti pris actif.
Lors de sa formation à ESADMM, Mathilde Magnée fût sélectionnée pour participer à un workshop d’un mois dirigé par Antoine D’Agata en 2011. En 2012, avec son travail de diplôme Canopée, elle obtient une bourse de la Ville de Marseille afin de produire sa première exposition personnelle à la galerie Vol de Nuit.
Mathilde Magnée poursuit ensuite la formation supérieure à l’école de photographie de Vevey (CEPV) en Suisse où elle obtient également un diplôme en 2014. Ses études l’ont amené à écrire deux mémoires ; «confrontation, fiction, narration, photographie contemporaine» et «réminiscences romantiques en photographie contemporaine ».
Mathilde Magnée est membre de Near ; association Suisse pour la photographie contemporaine depuis 2015, cela lui permet de participer à plusieurs projets éditoriaux et d’expositions comme notamment à « La nuit des images ».
En 2015 elle entreprend un voyage de deux ans en Australie afin de réaliser un projet photographique sur l’industrie du cheval de course. Là bas elle est sélectionnée pour participer au «Yarra Light box program» à Melbourne en 2016.
À son retour en 2017 Fisheye magazine l’intègre dans son premier volume papier. En collaboration avec le musicien Marin Esteban elle organise une exposition concert à Uzès afin de montrer son projet Australien Thoroughbred. C’est avec la forme du diaporama sonore que ce travail est montré dans plusieurs festivals et expositions en France et en Suisse. Il est aussi primé par Diapéro et Libération meilleur diaporama sonore 2018.
C’est en Nouvelle-Zélande entre 2018 et 2020 que Mathilde Magnée fit un trek équestre en autonomie pour réaliser son dernier projet Lull. Marin Esteban fit ponctuellement partie de l’aventure et s’en inspira pour écrire son dernier album. Lull fut exposé en preview à Christchurch à la galerie XCHC en 2020.

Finaliste jury
Mathilde Magnée avec sa série Thoroughbred
La course hippique Australienne est une industrie prospère difficile à ignorer et aussi souvent remise en question. Les activistes défenseurs de la cause animale affirment qu’il s’agit d’une pratique cruelle et qu’elle devrait être interdite. Les éleveurs de pur sang eux disent travailler avec passion depuis des générations et ils sont fiers de leurs poulains.
Pendant deux années je me suis plongée dans le monde du cheval de course en Australie, exerçant divers métiers ; palefrenière, soigneuse, assistante d’élevage, cavalière d’entraînement. Cela m’a permis d’embrasser différents aspects de cet environnement complexe. Celui-ci est vite devenu une source de questionnement, j’ai alors ressentis le besoin de m’exprimer au travers un langage photographique.
Commencé en 2015, ce projet se constitue de photographies argentiques vidéo - projetées. La voie de la bande son provient d’une vente aux enchère de poulains à Melbourne. Cette série d’images interroge sur les notions d’amour et d’argent, de passion et de d’empathie. Il déploie surtout une perception d’artiste sur les êtres vivants dans ce milieu.
Malgré leur aspect documentaire, ces images portent une vision poétique sur ce monde à part et évitent un parti pris actif.
Lors de sa formation à ESADMM, Mathilde Magnée fût sélectionnée pour participer à un workshop d’un mois dirigé par Antoine D’Agata en 2011. En 2012, avec son travail de diplôme Canopée, elle obtient une bourse de la Ville de Marseille afin de produire sa première exposition personnelle à la galerie Vol de Nuit.
Mathilde Magnée poursuit ensuite la formation supérieure à l’école de photographie de Vevey (CEPV) en Suisse où elle obtient également un diplôme en 2014. Ses études l’ont amené à écrire deux mémoires ; «confrontation, fiction, narration, photographie contemporaine» et «réminiscences romantiques en photographie contemporaine ».
Mathilde Magnée est membre de Near ; association Suisse pour la photographie contemporaine depuis 2015, cela lui permet de participer à plusieurs projets éditoriaux et d’expositions comme notamment à « La nuit des images ».
En 2015 elle entreprend un voyage de deux ans en Australie afin de réaliser un projet photographique sur l’industrie du cheval de course. Là bas elle est sélectionnée pour participer au «Yarra Light box program» à Melbourne en 2016.
À son retour en 2017 Fisheye magazine l’intègre dans son premier volume papier. En collaboration avec le musicien Marin Esteban elle organise une exposition concert à Uzès afin de montrer son projet Australien Thoroughbred. C’est avec la forme du diaporama sonore que ce travail est montré dans plusieurs festivals et expositions en France et en Suisse. Il est aussi primé par Diapéro et Libération meilleur diaporama sonore 2018.
C’est en Nouvelle-Zélande entre 2018 et 2020 que Mathilde Magnée fit un trek équestre en autonomie pour réaliser son dernier projet Lull. Marin Esteban fit ponctuellement partie de l’aventure et s’en inspira pour écrire son dernier album. Lull fut exposé en preview à Christchurch à la galerie XCHC en 2020.

Finaliste jury
Mathilde Magnée avec sa série Thoroughbred
La course hippique Australienne est une industrie prospère difficile à ignorer et aussi souvent remise en question. Les activistes défenseurs de la cause animale affirment qu’il s’agit d’une pratique cruelle et qu’elle devrait être interdite. Les éleveurs de pur sang eux disent travailler avec passion depuis des générations et ils sont fiers de leurs poulains.
Pendant deux années je me suis plongée dans le monde du cheval de course en Australie, exerçant divers métiers ; palefrenière, soigneuse, assistante d’élevage, cavalière d’entraînement. Cela m’a permis d’embrasser différents aspects de cet environnement complexe. Celui-ci est vite devenu une source de questionnement, j’ai alors ressentis le besoin de m’exprimer au travers un langage photographique.
Commencé en 2015, ce projet se constitue de photographies argentiques vidéo - projetées. La voie de la bande son provient d’une vente aux enchère de poulains à Melbourne. Cette série d’images interroge sur les notions d’amour et d’argent, de passion et de d’empathie. Il déploie surtout une perception d’artiste sur les êtres vivants dans ce milieu.
Malgré leur aspect documentaire, ces images portent une vision poétique sur ce monde à part et évitent un parti pris actif.
Lors de sa formation à ESADMM, Mathilde Magnée fût sélectionnée pour participer à un workshop d’un mois dirigé par Antoine D’Agata en 2011. En 2012, avec son travail de diplôme Canopée, elle obtient une bourse de la Ville de Marseille afin de produire sa première exposition personnelle à la galerie Vol de Nuit.
Mathilde Magnée poursuit ensuite la formation supérieure à l’école de photographie de Vevey (CEPV) en Suisse où elle obtient également un diplôme en 2014. Ses études l’ont amené à écrire deux mémoires ; «confrontation, fiction, narration, photographie contemporaine» et «réminiscences romantiques en photographie contemporaine ».
Mathilde Magnée est membre de Near ; association Suisse pour la photographie contemporaine depuis 2015, cela lui permet de participer à plusieurs projets éditoriaux et d’expositions comme notamment à « La nuit des images ».
En 2015 elle entreprend un voyage de deux ans en Australie afin de réaliser un projet photographique sur l’industrie du cheval de course. Là bas elle est sélectionnée pour participer au «Yarra Light box program» à Melbourne en 2016.
À son retour en 2017 Fisheye magazine l’intègre dans son premier volume papier. En collaboration avec le musicien Marin Esteban elle organise une exposition concert à Uzès afin de montrer son projet Australien Thoroughbred. C’est avec la forme du diaporama sonore que ce travail est montré dans plusieurs festivals et expositions en France et en Suisse. Il est aussi primé par Diapéro et Libération meilleur diaporama sonore 2018.
C’est en Nouvelle-Zélande entre 2018 et 2020 que Mathilde Magnée fit un trek équestre en autonomie pour réaliser son dernier projet Lull. Marin Esteban fit ponctuellement partie de l’aventure et s’en inspira pour écrire son dernier album. Lull fut exposé en preview à Christchurch à la galerie XCHC en 2020.

Finaliste public
Coline Jourdan avec sa série Les noirceurs du fleuve rouge
« Les noirceurs du fleuve rouge » est un projet qui commence dans le bassin du Rio Tinto, en Espagne. La nature environnante, les sols et les eaux du fleuve présentent des taux de pollution important. Ses eaux et sols sont contaminés par des quantités impressionnantes de métaux lourds à cause de l’exploitation minière de cuivre, d’argent et d’or. Leur présence rend le fleuve acide et le teinte en rouge. Si cette contamination est parfois peu visible, si le danger qu’elle représente est souvent l’objet d’un déni, la photographie peut alors se présenter comme un moyen de la représenter, de la rendre sensible, d’y sensibiliser.
Pour en rendre compte, je redouble le processus de révélation photographique par l’ajout d’eau du fleuve lors du développement de la pellicule, qui altère l’image initiale de ce paysage. Il résulte de cette interaction chimique des images noircies dans lesquelles tentent de survivre des fragments de paysages. La dissolution de la représentation rejoue alors le conflit qui oppose l’homme à son environnement.
Coline Jourdan est photographe plasticienne née en 1993 à Lyon.
En 2012, elle entre à l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Dijon où elle
obtient en 2015, le diplôme National d’Arts Plastiques puis le diplôme National Supérieur d’Expression Plastique en 2017..Ses projets photographiques engagent une réflexion sur la présence du toxique dans notre environnement quotidien et sur ses impacts souvent imperceptibles. Elle se livre ainsi à différentes manipulations chimiques qui troublent la surface de la photographie.
En 2018, elle intègre Nos Années Sauvages, un collectif rouennais de jeunes artistes dont les projets pluridisciplinaires interrogent une vision biaisée, manipulée et altérée de l’animal et de la nature. La même année, elle devient lauréate du Prix d’Impression Photographique des Ateliers Vortex qui lui permettra d’exposer au Musée Nicéphore Niepce à Chalon-sur-Saône.
En 2019, elle est parmi les lauréats de la Bourse Impulsion de la ville de Rouen qui lui permettra de réaliser la série Les noirceurs du fleuve rouge pour sa première exposition personnelle. En 2020 elle est sélectionnée pour la résidence 1+2 à Toulouse et fait partie des lauréats du concours La Gacilly x Fisheye. Elle vit et travaille à Rouen.

Finaliste public
Coline Jourdan avec sa série Les noirceurs du fleuve rouge
« Les noirceurs du fleuve rouge » est un projet qui commence dans le bassin du Rio Tinto, en Espagne. La nature environnante, les sols et les eaux du fleuve présentent des taux de pollution important. Ses eaux et sols sont contaminés par des quantités impressionnantes de métaux lourds à cause de l’exploitation minière de cuivre, d’argent et d’or. Leur présence rend le fleuve acide et le teinte en rouge. Si cette contamination est parfois peu visible, si le danger qu’elle représente est souvent l’objet d’un déni, la photographie peut alors se présenter comme un moyen de la représenter, de la rendre sensible, d’y sensibiliser.
Pour en rendre compte, je redouble le processus de révélation photographique par l’ajout d’eau du fleuve lors du développement de la pellicule, qui altère l’image initiale de ce paysage. Il résulte de cette interaction chimique des images noircies dans lesquelles tentent de survivre des fragments de paysages. La dissolution de la représentation rejoue alors le conflit qui oppose l’homme à son environnement.
Coline Jourdan est photographe plasticienne née en 1993 à Lyon.
En 2012, elle entre à l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Dijon où elle
obtient en 2015, le diplôme National d’Arts Plastiques puis le diplôme National Supérieur d’Expression Plastique en 2017..Ses projets photographiques engagent une réflexion sur la présence du toxique dans notre environnement quotidien et sur ses impacts souvent imperceptibles. Elle se livre ainsi à différentes manipulations chimiques qui troublent la surface de la photographie.
En 2018, elle intègre Nos Années Sauvages, un collectif rouennais de jeunes artistes dont les projets pluridisciplinaires interrogent une vision biaisée, manipulée et altérée de l’animal et de la nature. La même année, elle devient lauréate du Prix d’Impression Photographique des Ateliers Vortex qui lui permettra d’exposer au Musée Nicéphore Niepce à Chalon-sur-Saône.
En 2019, elle est parmi les lauréats de la Bourse Impulsion de la ville de Rouen qui lui permettra de réaliser la série Les noirceurs du fleuve rouge pour sa première exposition personnelle. En 2020 elle est sélectionnée pour la résidence 1+2 à Toulouse et fait partie des lauréats du concours La Gacilly x Fisheye. Elle vit et travaille à Rouen.

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