Session #5 - Lyon 2020
La Session #5 du Prix Mentor 2020 Lyon était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tou·te·s. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits via vidéo-conférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 12 mai pour sélectionner deux finalistes. Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Vimeo
Nous avons le plaisir de vous annoncer que Florence Joubert et Adrien Tache participeront à la finale du Prix Mentor 2020 à la Scam (Paris) le 26 novembre.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Simon Danger - Rédacteur photo multimédia indépendant
Sylvie Dannay - Rédactrice photo Journal La Croix
Aurélie Foussard - Enseignante École de Condé de Lyon
Jaques Graf - Photographe & Commission des Images Fixes La Scam
Francis Saint-Genez - Directeur Musées Paul-Dupuy et Georges Labit
Michel Tremblay - Directeur Zoom Photo Festival
Florence At - Vice-Présidente Freelens
Nous remercions aussi nos partenaires de leur soutien lors de la mutation du prix durant cette période de confinement.
Merci à tou·te·s les autres candidat·e·s qui ont participé à cette session pour la qualité de leur travail :

Session #5 - Lyon 2020
La Session #5 du Prix Mentor 2020 Lyon était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tou·te·s. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits via vidéo-conférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 12 mai pour sélectionner deux finalistes. Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Vimeo
Nous avons le plaisir de vous annoncer que Florence Joubert et Adrien Tache participeront à la finale du Prix Mentor 2020 à la Scam (Paris) le 26 novembre.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Simon Danger - Rédacteur photo multimédia indépendant
Sylvie Dannay - Rédactrice photo Journal La Croix
Aurélie Foussard - Enseignante École de Condé de Lyon
Jaques Graf - Photographe & Commission des Images Fixes La Scam
Francis Saint-Genez - Directeur Musées Paul-Dupuy et Georges Labit
Michel Tremblay - Directeur Zoom Photo Festival
Florence At - Vice-Présidente Freelens
Nous remercions aussi nos partenaires de leur soutien lors de la mutation du prix durant cette période de confinement.
Merci à tou·te·s les autres candidat·e·s qui ont participé à cette session pour la qualité de leur travail :

© Florence Joubert finaliste jury Lyon 2020

© Adrien Tache finaliste jury Lyon 2020

© Florence Joubert finaliste jury Lyon 2020

© Adrien Tache finaliste jury Lyon 2020

Session #5 - Lyon 2020

© Florence Joubert finaliste jury Lyon 2020

© Adrien Tache finaliste jury Lyon 2020

Lyon
La Session #5 du Prix Mentor 2020 Lyon était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tou·te·s. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits via vidéo-conférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 12 mai pour sélectionner deux finalistes. Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Vimeo
Nous avons le plaisir de vous annoncer que Florence Joubert et Adrien Tache participeront à la finale du Prix Mentor 2020 à la Scam (Paris) le 26 novembre.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Simon Danger - Rédacteur photo multimédia indépendant
Sylvie Dannay - Rédactrice photo Journal La Croix
Aurélie Foussard - Enseignante École de Condé de Lyon
Jaques Graf - Photographe & Commission des Images Fixes La Scam
Francis Saint-Genez - Directeur Musées Paul-Dupuy et Georges Labit
Michel Tremblay - Directeur Zoom Photo Festival
Florence At - Vice-Présidente Freelens
Nous remercions aussi nos partenaires de leur soutien lors de la mutation du prix durant cette période de confinement.
Merci à tou·te·s les autres candidat·e·s qui ont participé à cette session pour la qualité de leur travail :
Florence Joubert avec sa série Gardiens du temps
Le Mont Aigoual abrite le dernier observatoire météorologique habité de France. Juché sur le toit des Cévennes, il est soumis à des phénomènes extrêmes, dûs à la rencontre du massif avec les vents méditerrannéens. Dans cette forteresse, des générations de personnages ont scruté pendant 125 ans, le ciel, la nature et ses états. Aujourd’hui, 4 techniciens Météo-France y tutoient encore les tempêtes, résistant aux assauts du climat et à la disparition de leur métier.
La technologie, qui permet d’affiner le savoir scientifique, a profondément transformé l’expertise humaine. Désormais, dans cet univers automatisé, les yeux regardent moins le ciel que l’écran. Comme dans d’autres sciences, la connaissance “naturaliste” n’est plus la compétence déterminante pour exercer.
A l’Aigoual, l’humain occupe encore une place privilégiée. Les instruments du parc sont régulièrement entretenus, sans quoi les dommages répétés fausseraient sans doute leurs mesures.
L’été, dans l’expo préparée l’hiver de leurs mains, les météos accueillent du public à qui ils expliquent les principes de la prévision.
Mais ce qui intrigue les visiteurs, c’est surtout ce mode de vie de gardien de phare: Comment tient-on l’hiver dans cette bâtisse grinçante, enfouis sous la neige ou séquestrés par le vent?
Les anecdotes sont nombreuses, et deviennent des légendes, enrichies par des archives foisonnantes, et de vieux instruments sommeillant dans le petit musée.
Au rythme des saisons, et à la lecture des registres d’observation centenaires, j’ai tenté de comprendre le lien intime qu’entretiennent les météorologues au temps sous toutes ses formes. J’ai construit un corpus d’images intemporelles et ambigües, de diverses natures (archives, images satellites, objets, portraits et paysages atmosphériques), faisant dialoguer le dedans et le dehors, l’ancien et le moderne, le documentaire et la mise en scène fantaisiste, à la manière d’un conte, d’un récit mythologique.
Diplômée de l’ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris), Florence Joubert travaille dans les domaines de l’architecture, du patrimoine, et de la science, et y explore l’univers des métiers.
Elle collabore par ailleurs régulièrement avec la presse (Polka, l’Obs, le Parisien Week-end, Zadig...) et y publie également ses récits de voyage en latitudes extrêmes, en photos et écrits.
Ses sujets de prédilection, à la marge du documentaire, racontent des lieux à la dimension historique forte et des personnages singuliers en étroite relation avec la nature. Elle est membre du collectif les Sismographes, rassemblé sur un projet d’expérience photographique commune du Grand Paris, et du collectif Studio Public, structure interdisciplinaire qui développe des projets participatifs sur les questions de territoire et d’identité. Avec sa série sur la Géorgie du Sud, une île subantarctique, elle a rejoint l’Observatoire Photographique des Pôles.
Ses images sont distribuées par la SAIF Images, via le réseau PI.NK. (ancienne coopérative Picturetank).
Florence Joubert est également soutenue par Fujifilm France.

Florence Joubert avec sa série Gardiens du temps
Le Mont Aigoual abrite le dernier observatoire météorologique habité de France. Juché sur le toit des Cévennes, il est soumis à des phénomènes extrêmes, dûs à la rencontre du massif avec les vents méditerrannéens. Dans cette forteresse, des générations de personnages ont scruté pendant 125 ans, le ciel, la nature et ses états. Aujourd’hui, 4 techniciens Météo-France y tutoient encore les tempêtes, résistant aux assauts du climat et à la disparition de leur métier.
La technologie, qui permet d’affiner le savoir scientifique, a profondément transformé l’expertise humaine. Désormais, dans cet univers automatisé, les yeux regardent moins le ciel que l’écran. Comme dans d’autres sciences, la connaissance “naturaliste” n’est plus la compétence déterminante pour exercer.
A l’Aigoual, l’humain occupe encore une place privilégiée. Les instruments du parc sont régulièrement entretenus, sans quoi les dommages répétés fausseraient sans doute leurs mesures.
L’été, dans l’expo préparée l’hiver de leurs mains, les météos accueillent du public à qui ils expliquent les principes de la prévision.
Mais ce qui intrigue les visiteurs, c’est surtout ce mode de vie de gardien de phare: Comment tient-on l’hiver dans cette bâtisse grinçante, enfouis sous la neige ou séquestrés par le vent?
Les anecdotes sont nombreuses, et deviennent des légendes, enrichies par des archives foisonnantes, et de vieux instruments sommeillant dans le petit musée.
Au rythme des saisons, et à la lecture des registres d’observation centenaires, j’ai tenté de comprendre le lien intime qu’entretiennent les météorologues au temps sous toutes ses formes. J’ai construit un corpus d’images intemporelles et ambigües, de diverses natures (archives, images satellites, objets, portraits et paysages atmosphériques), faisant dialoguer le dedans et le dehors, l’ancien et le moderne, le documentaire et la mise en scène fantaisiste, à la manière d’un conte, d’un récit mythologique.
Diplômée de l’ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris), Florence Joubert travaille dans les domaines de l’architecture, du patrimoine, et de la science, et y explore l’univers des métiers.
Elle collabore par ailleurs régulièrement avec la presse (Polka, l’Obs, le Parisien Week-end, Zadig...) et y publie également ses récits de voyage en latitudes extrêmes, en photos et écrits.
Ses sujets de prédilection, à la marge du documentaire, racontent des lieux à la dimension historique forte et des personnages singuliers en étroite relation avec la nature. Elle est membre du collectif les Sismographes, rassemblé sur un projet d’expérience photographique commune du Grand Paris, et du collectif Studio Public, structure interdisciplinaire qui développe des projets participatifs sur les questions de territoire et d’identité. Avec sa série sur la Géorgie du Sud, une île subantarctique, elle a rejoint l’Observatoire Photographique des Pôles.
Ses images sont distribuées par la SAIF Images, via le réseau PI.NK. (ancienne coopérative Picturetank).
Florence Joubert est également soutenue par Fujifilm France.

Finaliste jury
Florence Joubert avec sa série Gardiens du temps
Le Mont Aigoual abrite le dernier observatoire météorologique habité de France. Juché sur le toit des Cévennes, il est soumis à des phénomènes extrêmes, dûs à la rencontre du massif avec les vents méditerrannéens. Dans cette forteresse, des générations de personnages ont scruté pendant 125 ans, le ciel, la nature et ses états. Aujourd’hui, 4 techniciens Météo-France y tutoient encore les tempêtes, résistant aux assauts du climat et à la disparition de leur métier.
La technologie, qui permet d’affiner le savoir scientifique, a profondément transformé l’expertise humaine. Désormais, dans cet univers automatisé, les yeux regardent moins le ciel que l’écran. Comme dans d’autres sciences, la connaissance “naturaliste” n’est plus la compétence déterminante pour exercer.
A l’Aigoual, l’humain occupe encore une place privilégiée. Les instruments du parc sont régulièrement entretenus, sans quoi les dommages répétés fausseraient sans doute leurs mesures.
L’été, dans l’expo préparée l’hiver de leurs mains, les météos accueillent du public à qui ils expliquent les principes de la prévision.
Mais ce qui intrigue les visiteurs, c’est surtout ce mode de vie de gardien de phare: Comment tient-on l’hiver dans cette bâtisse grinçante, enfouis sous la neige ou séquestrés par le vent?
Les anecdotes sont nombreuses, et deviennent des légendes, enrichies par des archives foisonnantes, et de vieux instruments sommeillant dans le petit musée.
Au rythme des saisons, et à la lecture des registres d’observation centenaires, j’ai tenté de comprendre le lien intime qu’entretiennent les météorologues au temps sous toutes ses formes. J’ai construit un corpus d’images intemporelles et ambigües, de diverses natures (archives, images satellites, objets, portraits et paysages atmosphériques), faisant dialoguer le dedans et le dehors, l’ancien et le moderne, le documentaire et la mise en scène fantaisiste, à la manière d’un conte, d’un récit mythologique.
Diplômée de l’ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris), Florence Joubert travaille dans les domaines de l’architecture, du patrimoine, et de la science, et y explore l’univers des métiers.
Elle collabore par ailleurs régulièrement avec la presse (Polka, l’Obs, le Parisien Week-end, Zadig...) et y publie également ses récits de voyage en latitudes extrêmes, en photos et écrits.
Ses sujets de prédilection, à la marge du documentaire, racontent des lieux à la dimension historique forte et des personnages singuliers en étroite relation avec la nature. Elle est membre du collectif les Sismographes, rassemblé sur un projet d’expérience photographique commune du Grand Paris, et du collectif Studio Public, structure interdisciplinaire qui développe des projets participatifs sur les questions de territoire et d’identité. Avec sa série sur la Géorgie du Sud, une île subantarctique, elle a rejoint l’Observatoire Photographique des Pôles.
Ses images sont distribuées par la SAIF Images, via le réseau PI.NK. (ancienne coopérative Picturetank).
Florence Joubert est également soutenue par Fujifilm France.

Finaliste jury
Florence Joubert avec sa série Gardiens du temps
Le Mont Aigoual abrite le dernier observatoire météorologique habité de France. Juché sur le toit des Cévennes, il est soumis à des phénomènes extrêmes, dûs à la rencontre du massif avec les vents méditerrannéens. Dans cette forteresse, des générations de personnages ont scruté pendant 125 ans, le ciel, la nature et ses états. Aujourd’hui, 4 techniciens Météo-France y tutoient encore les tempêtes, résistant aux assauts du climat et à la disparition de leur métier.
La technologie, qui permet d’affiner le savoir scientifique, a profondément transformé l’expertise humaine. Désormais, dans cet univers automatisé, les yeux regardent moins le ciel que l’écran. Comme dans d’autres sciences, la connaissance “naturaliste” n’est plus la compétence déterminante pour exercer.
A l’Aigoual, l’humain occupe encore une place privilégiée. Les instruments du parc sont régulièrement entretenus, sans quoi les dommages répétés fausseraient sans doute leurs mesures.
L’été, dans l’expo préparée l’hiver de leurs mains, les météos accueillent du public à qui ils expliquent les principes de la prévision.
Mais ce qui intrigue les visiteurs, c’est surtout ce mode de vie de gardien de phare: Comment tient-on l’hiver dans cette bâtisse grinçante, enfouis sous la neige ou séquestrés par le vent?
Les anecdotes sont nombreuses, et deviennent des légendes, enrichies par des archives foisonnantes, et de vieux instruments sommeillant dans le petit musée.
Au rythme des saisons, et à la lecture des registres d’observation centenaires, j’ai tenté de comprendre le lien intime qu’entretiennent les météorologues au temps sous toutes ses formes. J’ai construit un corpus d’images intemporelles et ambigües, de diverses natures (archives, images satellites, objets, portraits et paysages atmosphériques), faisant dialoguer le dedans et le dehors, l’ancien et le moderne, le documentaire et la mise en scène fantaisiste, à la manière d’un conte, d’un récit mythologique.
Diplômée de l’ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris), Florence Joubert travaille dans les domaines de l’architecture, du patrimoine, et de la science, et y explore l’univers des métiers.
Elle collabore par ailleurs régulièrement avec la presse (Polka, l’Obs, le Parisien Week-end, Zadig...) et y publie également ses récits de voyage en latitudes extrêmes, en photos et écrits.
Ses sujets de prédilection, à la marge du documentaire, racontent des lieux à la dimension historique forte et des personnages singuliers en étroite relation avec la nature. Elle est membre du collectif les Sismographes, rassemblé sur un projet d’expérience photographique commune du Grand Paris, et du collectif Studio Public, structure interdisciplinaire qui développe des projets participatifs sur les questions de territoire et d’identité. Avec sa série sur la Géorgie du Sud, une île subantarctique, elle a rejoint l’Observatoire Photographique des Pôles.
Ses images sont distribuées par la SAIF Images, via le réseau PI.NK. (ancienne coopérative Picturetank).
Florence Joubert est également soutenue par Fujifilm France.

Finaliste public
Adrien Tache avec sa série We are all fugees
« We are all Fugees ! ». Nous sommes tous des réfugiés. Ce sont les mots que Jeff, un Américain bloqué à Lagos me lâcha, un jour ou il me partageait son histoire. Cela faisait deux ans qu'il se battait sans relâche avec la justice Nigériane pour obtenir la garde de sa fille.
Pour lui, que l'on soit réfugié politique ou réfugié dans nos propres doutes et certitudes, nous avions tous le même statut. Et j'étais la, voyageant depuis un moment avec mes carnets de bord et mon « Afghan Box », - cette mystérieuse boîte en bois me servant à la fois d'appareil photo et de labo de développement-, a me demander quel lien implicite reliait toutes ces personnes photographiées rencontrées sur mon chemin. Et si Jeff avait raison ?
Tout réfugié a une histoire à raconter, que ce soit par les mots, le cœur, le corps, ou par les émotions qu'il renvoi. Etait-ce ce que je voulais capturer et figer sur le papier baryté à l'aide des sels d'argent ? Et par la même occasion, comprendre mon rapport au monde, trouver ma propre place et l'affirmer ? Les paroles de Jeff me donnait le fil rouge d'une pratique que je croyais hasardeuse depuis des années, alors qu'elle s'approchait petit à petit du chemin initiatique. Comprendre les autres pour mieux se comprendre, et inversement. L'effet miroir est inévitable, et cette boîte, personnifiée en Cyclope au fil du temps, me le rappelait à chaque prise de vue.
Ce procédé artisanal en noir et blanc contrasté me positionne à contre-courant face au flot d'image incessant déversé par le numérique.
Il est pourtant bon de ralentir le rythme, de se reconnecter avec l'autre et la matière. Abandonner les pixels et la couleur pour retrouver le bois, les odeurs des chimies et la texture du papier. Ne plus déclencher à tout va, mais se poser pour apprécier la lumière, cadrer, et discuter avec celui qui saura, durant ces deux secondes de lâcher prise, se dévoiler devant l'oeil du Cyclope.
J'ai commencé à me former en autodidacte à la photographie dès l'âge de 16 ans, durant un échange d'un an en Malaisie avec AFS en 2006/07. En 2012, je décide de rejoindre durant deux ans un collectif de photographes en France et en Afrique de l'Ouest. De 2013 à 2016, j'ai travaillé sur Photografrika dans plusieurs pays (Mauritanie, Senegal, Guinée Conakry, Côte d'Ivoire, Nigeria, Burkina Faso & Mali), un projet au long terme sur les photographes Ouest Africain.
Depuis 2013, je voyage avec une "Afghan Box", un appareil fait maison avec laboratoire intégré me permettant de photographier, puis de développer en moins de 3 minutes une photo unique en noir et blanc sur papier baryté.
We Are All Fugees est un autre projet au long terme, réalisé actuellement avec cette boîte dans différentes communautés à travers le monde: pêcheurs dans le sud du Maroc, tribu Karen en Birmanie, les marginaux de Brisbane (Australie), les ravers du Boom Festival (Portugal), des villageois au Mali, des Malaisiens, des Lagosiens (Nigeria)...

Finaliste public
Adrien Tache avec sa série We are all fugees
« We are all Fugees ! ». Nous sommes tous des réfugiés. Ce sont les mots que Jeff, un Américain bloqué à Lagos me lâcha, un jour ou il me partageait son histoire. Cela faisait deux ans qu'il se battait sans relâche avec la justice Nigériane pour obtenir la garde de sa fille.
Pour lui, que l'on soit réfugié politique ou réfugié dans nos propres doutes et certitudes, nous avions tous le même statut. Et j'étais la, voyageant depuis un moment avec mes carnets de bord et mon « Afghan Box », - cette mystérieuse boîte en bois me servant à la fois d'appareil photo et de labo de développement-, a me demander quel lien implicite reliait toutes ces personnes photographiées rencontrées sur mon chemin. Et si Jeff avait raison ?
Tout réfugié a une histoire à raconter, que ce soit par les mots, le cœur, le corps, ou par les émotions qu'il renvoi. Etait-ce ce que je voulais capturer et figer sur le papier baryté à l'aide des sels d'argent ? Et par la même occasion, comprendre mon rapport au monde, trouver ma propre place et l'affirmer ? Les paroles de Jeff me donnait le fil rouge d'une pratique que je croyais hasardeuse depuis des années, alors qu'elle s'approchait petit à petit du chemin initiatique. Comprendre les autres pour mieux se comprendre, et inversement. L'effet miroir est inévitable, et cette boîte, personnifiée en Cyclope au fil du temps, me le rappelait à chaque prise de vue.
Ce procédé artisanal en noir et blanc contrasté me positionne à contre-courant face au flot d'image incessant déversé par le numérique.
Il est pourtant bon de ralentir le rythme, de se reconnecter avec l'autre et la matière. Abandonner les pixels et la couleur pour retrouver le bois, les odeurs des chimies et la texture du papier. Ne plus déclencher à tout va, mais se poser pour apprécier la lumière, cadrer, et discuter avec celui qui saura, durant ces deux secondes de lâcher prise, se dévoiler devant l'oeil du Cyclope.
J'ai commencé à me former en autodidacte à la photographie dès l'âge de 16 ans, durant un échange d'un an en Malaisie avec AFS en 2006/07. En 2012, je décide de rejoindre durant deux ans un collectif de photographes en France et en Afrique de l'Ouest. De 2013 à 2016, j'ai travaillé sur Photografrika dans plusieurs pays (Mauritanie, Senegal, Guinée Conakry, Côte d'Ivoire, Nigeria, Burkina Faso & Mali), un projet au long terme sur les photographes Ouest Africain.
Depuis 2013, je voyage avec une "Afghan Box", un appareil fait maison avec laboratoire intégré me permettant de photographier, puis de développer en moins de 3 minutes une photo unique en noir et blanc sur papier baryté.
We Are All Fugees est un autre projet au long terme, réalisé actuellement avec cette boîte dans différentes communautés à travers le monde: pêcheurs dans le sud du Maroc, tribu Karen en Birmanie, les marginaux de Brisbane (Australie), les ravers du Boom Festival (Portugal), des villageois au Mali, des Malaisiens, des Lagosiens (Nigeria)...

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