Session #3 - Bruxelles 2020
La Session #3 du Prix Mentor 2020 Bruxelles était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tous. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits via vidéo-conférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 2 avril pour sélectionner deux finalistes.
Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Vimeo
Nous avons le plaisir de vous annoncer les deux lauréats du Prix Mentor : Morgane Delfosse et Sarah Joveneau qui participeront à la finale du Prix Mentor 2020 à la Scam (Paris) le 26 novembre.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Thierry Maroit Coordinateur du département médias à l’IHECS
Thomas Kox Co-fondateur du Centre du photojournalism Geopolis
Albert Masias Photo éditeur à Médecins Sans Frontières
Adeline Rossion Représentant le Musée de la photographie de Charleroi
Steven Wassenaar Représentant de La Scam
Aude Vanlathem Picture Editor à l’Echo
Dastane Altair Photographe et administrateur Freelens
Nous remercions aussi nos partenaires de leur soutien lors de la mutation du prix durant cette période de confinement.
Merci à tou·te·s les autres candidat·e·s qui ont participé à cette sessin pour la qualité de leur travail :

Session #3 - Bruxelles 2020
La Session #3 du Prix Mentor 2020 Bruxelles était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tous. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits via vidéo-conférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 2 avril pour sélectionner deux finalistes.
Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Vimeo
Nous avons le plaisir de vous annoncer les deux lauréats du Prix Mentor : Morgane Delfosse et Sarah Joveneau qui participeront à la finale du Prix Mentor 2020 à la Scam (Paris) le 26 novembre.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Thierry Maroit Coordinateur du département médias à l’IHECS
Thomas Kox Co-fondateur du Centre du photojournalism Geopolis
Albert Masias Photo éditeur à Médecins Sans Frontières
Adeline Rossion Représentant le Musée de la photographie de Charleroi
Steven Wassenaar Représentant de La Scam
Aude Vanlathem Picture Editor à l’Echo
Dastane Altair Photographe et administrateur Freelens
Nous remercions aussi nos partenaires de leur soutien lors de la mutation du prix durant cette période de confinement.
Merci à tou·te·s les autres candidat·e·s qui ont participé à cette sessin pour la qualité de leur travail :

© Morgane Delfosse finaliste jury Bruxelles 2020

© Sarah Joveneau finaliste jury Bruxelles 2020

© Morgane Delfosse finaliste jury Bruxelles 2020

© Sarah Joveneau finaliste jury Bruxelles 2020

Session #3 - Bruxelles 2020

© Morgane Delfosse finaliste jury Bruxelles 2020

© Sarah Joveneau finaliste jury Bruxelles 2020

Bruxelles
La Session #3 du Prix Mentor 2020 Bruxelles était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tous. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits via vidéo-conférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 2 avril pour sélectionner deux finalistes.
Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Vimeo
Nous avons le plaisir de vous annoncer les deux lauréats du Prix Mentor : Morgane Delfosse et Sarah Joveneau qui participeront à la finale du Prix Mentor 2020 à la Scam (Paris) le 26 novembre.
Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :
Thierry Maroit Coordinateur du département médias à l’IHECS
Thomas Kox Co-fondateur du Centre du photojournalism Geopolis
Albert Masias Photo éditeur à Médecins Sans Frontières
Adeline Rossion Représentant le Musée de la photographie de Charleroi
Steven Wassenaar Représentant de La Scam
Aude Vanlathem Picture Editor à l’Echo
Dastane Altair Photographe et administrateur Freelens
Nous remercions aussi nos partenaires de leur soutien lors de la mutation du prix durant cette période de confinement.
Merci à tou·te·s les autres candidat·e·s qui ont participé à cette sessin pour la qualité de leur travail :
Morgane Delfosse avec sa série Réparer
En septembre 2015, je suis à Kinshasa en République démocratique du Congo, pour la première fois. J’y rencontre les soeurs de la maison de la Rose de Jericho. Entre les messes et les prières, ces religieuses s’occupent de femmes qui attendent d’être soignées ou se reposent après une opération dans la clinique qui se trouve à quelques rues de là. Elles souffrent de fistules obstétricales, iatrogènes ou traumatiques, et je découvre alors l’ampleur de ce drame sanitaire sur le continent africain.
La fistule est une lésion, une ouverture anormale entre les organes pelviens féminins. Elle apparait suite à une grossesse ou un accouchement difficile, des gestes médicaux accidentels ou des violences sexuelles, et provoque des incontinences chroniques. Les conséquences de ce phénomène entrainent exclusion et précarité. Malades, dans l’incapacité de travailler ou d’avoir des rapports sexuels, les femmes souffrantes sont bien souvent rejetées par leurs familles, leurs époux, et par toute la communauté. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, plus de deux millions de femmes vivent avec une fistule non traitée en Afrique subsaharienne et en Asie. Elles sont parmi les plus pauvres et les plus vulnérables de la société.
Profondément marquée par cette réalité, je retourne à la Rose de Jericho en juin 2019 pour y partager la vie de Nzusi, de Rosette et de Mambuta, en attente de soins, et de Bernadette et des autres soeurs de la congrégation qui m’accueillent comme des mères. Dans la cour de la maison, tout est calme. Enoch, le fils de Nzusi, joue avec les chats sauvages, et les femmes tressent leurs cheveux des heures durant. Derrière les murs, Kinshasa jamais ne se tait. Le temps est rythmé par les coupures d’électricité intempestives et les deuils festifs innombrables qui animent les nuits de la ville tentaculaire. Jour après jour, j’écoute et ressens la douleur laissée par des enfants mort-nés, le corps qui ne retient plus rien et la solitude de celles qui se dévoilent devant moi.
Du foyer aux couloirs de l’hôpital, je photographie leur combat intime et universel pour plus de dignité, la résilience qui les anime, et éprouve ce qui nous lie, toute mundele* que je suis, dans notre condition de femme.
* désigne une personne blanche en lingala
Née en 1991 à Lille, France.
Vit et travaille à Paris.
Morgane Delfosse envisage très jeune la photographie comme une vocation.
Elle choisit alors de raconter les histoires qui l’entourent par ce biais, créant du lien avec ses sujets par l’expérience de l’immersion et de la rencontre.
Diplômée de l’Ecole Supérieure des Arts le 75 à Bruxelles après y avoir étudié la photographie et l’écriture de l’image, Morgane vit et travaille dans la capitale belge durant près de 10 ans. Elle s’installe à Paris en septembre 2018 afin de poursuivre sa carrière et de revenir à une pratique plus documentaire et personnelle de son médium.
Ses recherches l’amènent aujourd’hui à traiter de sujets intimes et féministes, notamment à travers la série Réparer qui aborde la problématique des fistules uro-digestives en République démocratique du Congo, ou encore à soulever des questions politiques, sociales et environnementales liées aux populations et territoires en transition.
Auteure photographe et portraitiste, Morgane rejoint le studio Hans Lucas en 2019, et est sélectionnée parmi les 30 Under 30 Women Photographers par Artpil en 2020.

Morgane Delfosse avec sa série Réparer
En septembre 2015, je suis à Kinshasa en République démocratique du Congo, pour la première fois. J’y rencontre les soeurs de la maison de la Rose de Jericho. Entre les messes et les prières, ces religieuses s’occupent de femmes qui attendent d’être soignées ou se reposent après une opération dans la clinique qui se trouve à quelques rues de là. Elles souffrent de fistules obstétricales, iatrogènes ou traumatiques, et je découvre alors l’ampleur de ce drame sanitaire sur le continent africain.
La fistule est une lésion, une ouverture anormale entre les organes pelviens féminins. Elle apparait suite à une grossesse ou un accouchement difficile, des gestes médicaux accidentels ou des violences sexuelles, et provoque des incontinences chroniques. Les conséquences de ce phénomène entrainent exclusion et précarité. Malades, dans l’incapacité de travailler ou d’avoir des rapports sexuels, les femmes souffrantes sont bien souvent rejetées par leurs familles, leurs époux, et par toute la communauté. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, plus de deux millions de femmes vivent avec une fistule non traitée en Afrique subsaharienne et en Asie. Elles sont parmi les plus pauvres et les plus vulnérables de la société.
Profondément marquée par cette réalité, je retourne à la Rose de Jericho en juin 2019 pour y partager la vie de Nzusi, de Rosette et de Mambuta, en attente de soins, et de Bernadette et des autres soeurs de la congrégation qui m’accueillent comme des mères. Dans la cour de la maison, tout est calme. Enoch, le fils de Nzusi, joue avec les chats sauvages, et les femmes tressent leurs cheveux des heures durant. Derrière les murs, Kinshasa jamais ne se tait. Le temps est rythmé par les coupures d’électricité intempestives et les deuils festifs innombrables qui animent les nuits de la ville tentaculaire. Jour après jour, j’écoute et ressens la douleur laissée par des enfants mort-nés, le corps qui ne retient plus rien et la solitude de celles qui se dévoilent devant moi.
Du foyer aux couloirs de l’hôpital, je photographie leur combat intime et universel pour plus de dignité, la résilience qui les anime, et éprouve ce qui nous lie, toute mundele* que je suis, dans notre condition de femme.
* désigne une personne blanche en lingala
Née en 1991 à Lille, France.
Vit et travaille à Paris.
Morgane Delfosse envisage très jeune la photographie comme une vocation.
Elle choisit alors de raconter les histoires qui l’entourent par ce biais, créant du lien avec ses sujets par l’expérience de l’immersion et de la rencontre.
Diplômée de l’Ecole Supérieure des Arts le 75 à Bruxelles après y avoir étudié la photographie et l’écriture de l’image, Morgane vit et travaille dans la capitale belge durant près de 10 ans. Elle s’installe à Paris en septembre 2018 afin de poursuivre sa carrière et de revenir à une pratique plus documentaire et personnelle de son médium.
Ses recherches l’amènent aujourd’hui à traiter de sujets intimes et féministes, notamment à travers la série Réparer qui aborde la problématique des fistules uro-digestives en République démocratique du Congo, ou encore à soulever des questions politiques, sociales et environnementales liées aux populations et territoires en transition.
Auteure photographe et portraitiste, Morgane rejoint le studio Hans Lucas en 2019, et est sélectionnée parmi les 30 Under 30 Women Photographers par Artpil en 2020.

Finaliste jury
Morgane Delfosse avec sa série Réparer
En septembre 2015, je suis à Kinshasa en République démocratique du Congo, pour la première fois. J’y rencontre les soeurs de la maison de la Rose de Jericho. Entre les messes et les prières, ces religieuses s’occupent de femmes qui attendent d’être soignées ou se reposent après une opération dans la clinique qui se trouve à quelques rues de là. Elles souffrent de fistules obstétricales, iatrogènes ou traumatiques, et je découvre alors l’ampleur de ce drame sanitaire sur le continent africain.
La fistule est une lésion, une ouverture anormale entre les organes pelviens féminins. Elle apparait suite à une grossesse ou un accouchement difficile, des gestes médicaux accidentels ou des violences sexuelles, et provoque des incontinences chroniques. Les conséquences de ce phénomène entrainent exclusion et précarité. Malades, dans l’incapacité de travailler ou d’avoir des rapports sexuels, les femmes souffrantes sont bien souvent rejetées par leurs familles, leurs époux, et par toute la communauté. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, plus de deux millions de femmes vivent avec une fistule non traitée en Afrique subsaharienne et en Asie. Elles sont parmi les plus pauvres et les plus vulnérables de la société.
Profondément marquée par cette réalité, je retourne à la Rose de Jericho en juin 2019 pour y partager la vie de Nzusi, de Rosette et de Mambuta, en attente de soins, et de Bernadette et des autres soeurs de la congrégation qui m’accueillent comme des mères. Dans la cour de la maison, tout est calme. Enoch, le fils de Nzusi, joue avec les chats sauvages, et les femmes tressent leurs cheveux des heures durant. Derrière les murs, Kinshasa jamais ne se tait. Le temps est rythmé par les coupures d’électricité intempestives et les deuils festifs innombrables qui animent les nuits de la ville tentaculaire. Jour après jour, j’écoute et ressens la douleur laissée par des enfants mort-nés, le corps qui ne retient plus rien et la solitude de celles qui se dévoilent devant moi.
Du foyer aux couloirs de l’hôpital, je photographie leur combat intime et universel pour plus de dignité, la résilience qui les anime, et éprouve ce qui nous lie, toute mundele* que je suis, dans notre condition de femme.
* désigne une personne blanche en lingala
Née en 1991 à Lille, France.
Vit et travaille à Paris.
Morgane Delfosse envisage très jeune la photographie comme une vocation.
Elle choisit alors de raconter les histoires qui l’entourent par ce biais, créant du lien avec ses sujets par l’expérience de l’immersion et de la rencontre.
Diplômée de l’Ecole Supérieure des Arts le 75 à Bruxelles après y avoir étudié la photographie et l’écriture de l’image, Morgane vit et travaille dans la capitale belge durant près de 10 ans. Elle s’installe à Paris en septembre 2018 afin de poursuivre sa carrière et de revenir à une pratique plus documentaire et personnelle de son médium.
Ses recherches l’amènent aujourd’hui à traiter de sujets intimes et féministes, notamment à travers la série Réparer qui aborde la problématique des fistules uro-digestives en République démocratique du Congo, ou encore à soulever des questions politiques, sociales et environnementales liées aux populations et territoires en transition.
Auteure photographe et portraitiste, Morgane rejoint le studio Hans Lucas en 2019, et est sélectionnée parmi les 30 Under 30 Women Photographers par Artpil en 2020.

Finaliste jury
Morgane Delfosse avec sa série Réparer
En septembre 2015, je suis à Kinshasa en République démocratique du Congo, pour la première fois. J’y rencontre les soeurs de la maison de la Rose de Jericho. Entre les messes et les prières, ces religieuses s’occupent de femmes qui attendent d’être soignées ou se reposent après une opération dans la clinique qui se trouve à quelques rues de là. Elles souffrent de fistules obstétricales, iatrogènes ou traumatiques, et je découvre alors l’ampleur de ce drame sanitaire sur le continent africain.
La fistule est une lésion, une ouverture anormale entre les organes pelviens féminins. Elle apparait suite à une grossesse ou un accouchement difficile, des gestes médicaux accidentels ou des violences sexuelles, et provoque des incontinences chroniques. Les conséquences de ce phénomène entrainent exclusion et précarité. Malades, dans l’incapacité de travailler ou d’avoir des rapports sexuels, les femmes souffrantes sont bien souvent rejetées par leurs familles, leurs époux, et par toute la communauté. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, plus de deux millions de femmes vivent avec une fistule non traitée en Afrique subsaharienne et en Asie. Elles sont parmi les plus pauvres et les plus vulnérables de la société.
Profondément marquée par cette réalité, je retourne à la Rose de Jericho en juin 2019 pour y partager la vie de Nzusi, de Rosette et de Mambuta, en attente de soins, et de Bernadette et des autres soeurs de la congrégation qui m’accueillent comme des mères. Dans la cour de la maison, tout est calme. Enoch, le fils de Nzusi, joue avec les chats sauvages, et les femmes tressent leurs cheveux des heures durant. Derrière les murs, Kinshasa jamais ne se tait. Le temps est rythmé par les coupures d’électricité intempestives et les deuils festifs innombrables qui animent les nuits de la ville tentaculaire. Jour après jour, j’écoute et ressens la douleur laissée par des enfants mort-nés, le corps qui ne retient plus rien et la solitude de celles qui se dévoilent devant moi.
Du foyer aux couloirs de l’hôpital, je photographie leur combat intime et universel pour plus de dignité, la résilience qui les anime, et éprouve ce qui nous lie, toute mundele* que je suis, dans notre condition de femme.
* désigne une personne blanche en lingala
Née en 1991 à Lille, France.
Vit et travaille à Paris.
Morgane Delfosse envisage très jeune la photographie comme une vocation.
Elle choisit alors de raconter les histoires qui l’entourent par ce biais, créant du lien avec ses sujets par l’expérience de l’immersion et de la rencontre.
Diplômée de l’Ecole Supérieure des Arts le 75 à Bruxelles après y avoir étudié la photographie et l’écriture de l’image, Morgane vit et travaille dans la capitale belge durant près de 10 ans. Elle s’installe à Paris en septembre 2018 afin de poursuivre sa carrière et de revenir à une pratique plus documentaire et personnelle de son médium.
Ses recherches l’amènent aujourd’hui à traiter de sujets intimes et féministes, notamment à travers la série Réparer qui aborde la problématique des fistules uro-digestives en République démocratique du Congo, ou encore à soulever des questions politiques, sociales et environnementales liées aux populations et territoires en transition.
Auteure photographe et portraitiste, Morgane rejoint le studio Hans Lucas en 2019, et est sélectionnée parmi les 30 Under 30 Women Photographers par Artpil en 2020.

Finaliste public
Sarah Joveneau avec sa série Piel de Lucha
Ces images mettent en lumière la peau des manifestations féministes chiliennes de Valparaiso et Santiago, d’octobre à décembre 2018. Ces femmes, et transgenres à l’identité féminine, qui descendent dans les rues pour crier leurs espoirs, bloquent la circulation, tatouent les murs de leurs fêlures et laissent leurs revendications courir sur les trottoirs …
Outre l’égalité salariale, le même accès aux soins de santé que les hommes, une nouvelle loi de condamnation pour les féminicides et violences LGTBQ, le droit à l’avortement, l’accès pour des personnes transgenres à un monde du travail moins sectaire, des actions visant à abolir le sexisme et le harcèlement de rue où qu’ils trainent encore … Elles veulent ramener la magie dans la politique et la politique dans l’espace du vivant : la rue, les rituels, la matière et la chair.
J’ai suivi plus précisément 20 d’entre elles, de tous âges, que j’ai photographiées et interviewées à propos de leur lutte, leur histoire. Elles sont mères, hétéros, lesbiennes, artistes, écrivaines, dessinatrices, survivantes de la dictature, pensionnées, photographes, étudiantes, psychologues, musiciennes, … Elles s’appellent Amaru, Catalina, Astrid, Carolina, Mafé, Valeska, Ximena, Silvia, Irina, Eli Neira, Pamela, Victoria, Leonora, Camila, Marlore, Erica, Elba et Loreto.
Leurs témoignages sont des récits vivants qui voyagent dans le temps, de la période précolombienne à aujourd’hui. Ils mettent en lumière, entre colonisation et dictature, des années d’oppression, de discrimination et de persécutions de genre, des pouvoirs ancestraux réprimés, des crises identitaires, des corps métissés par le viol, torturés, mutilés, dissimulés, exilés.
Elles me racontent qu’il y a plusieurs siècles, au temps des civilisations précolombiennes, les femmes possédaient plusieurs dons de sorcellerie et une connexion singulière à la nature et qu’il existait bien souvent une fluidité entre les genres. Chez le peuple Mapuche, les travestis et homosexuels, considérés comme des êtres magiques, détenaient et détiennent toujours le privilège d’être « Machi » (chamane) aux côtés des femmes de la communauté. Ces féministes chiliennes dénoncent alors la vision du genre binaire, exclusive et normative, imposée par les colons espagnols et l’église catholique, qui a retranché les femmes et personnes LGTBQ dans des existences précaires.
Elles accusent également l’impunité judiciaire dans laquelle s’est pérennisé ce patriarcat qui, selon elles, justifie, presque légalise, aujourd’hui au Chili, les innombrables violences dont elles sont encore victimes actuellement.
Je suis une jeune photographe et vidéaste belge de 26 ans, diplômée de l’ESA Saint-Luc à Liège et de l’ERG à Bruxelles.
Mes différents travaux, réalisés en immersion dans des contextes socio-culturelssouvent minoritaires et marginaux, parlent de l’humain. Pour moi c'est un appel, une évidence.
A la suite d’une mission photographique pour la ‘’7ème Biennale de Photographique en Condroz’’ en 2015, le cinéma documentaire s'installe dans ma démarche artistique aux côtés du son, de l'écriture et de la photographie, comme un nouvel outil et prétexte pour m'aventurer à la rencontre du vivant.
Lauréate de la bourse Vocatio en 2019, cadreuse pigiste à la RTBF, j'anime également - à l’AKDT et dans différents coins de Belgique - divers ateliers de procédés numériques, anciens et alternatifs de
photographie.
Je poursuis actuellement une résidence en écriture cinéma-documentaire aux Ateliers Varan de Paris.

Finaliste public
Sarah Joveneau avec sa série Piel de Lucha
Ces images mettent en lumière la peau des manifestations féministes chiliennes de Valparaiso et Santiago, d’octobre à décembre 2018. Ces femmes, et transgenres à l’identité féminine, qui descendent dans les rues pour crier leurs espoirs, bloquent la circulation, tatouent les murs de leurs fêlures et laissent leurs revendications courir sur les trottoirs …
Outre l’égalité salariale, le même accès aux soins de santé que les hommes, une nouvelle loi de condamnation pour les féminicides et violences LGTBQ, le droit à l’avortement, l’accès pour des personnes transgenres à un monde du travail moins sectaire, des actions visant à abolir le sexisme et le harcèlement de rue où qu’ils trainent encore … Elles veulent ramener la magie dans la politique et la politique dans l’espace du vivant : la rue, les rituels, la matière et la chair.
J’ai suivi plus précisément 20 d’entre elles, de tous âges, que j’ai photographiées et interviewées à propos de leur lutte, leur histoire. Elles sont mères, hétéros, lesbiennes, artistes, écrivaines, dessinatrices, survivantes de la dictature, pensionnées, photographes, étudiantes, psychologues, musiciennes, … Elles s’appellent Amaru, Catalina, Astrid, Carolina, Mafé, Valeska, Ximena, Silvia, Irina, Eli Neira, Pamela, Victoria, Leonora, Camila, Marlore, Erica, Elba et Loreto.
Leurs témoignages sont des récits vivants qui voyagent dans le temps, de la période précolombienne à aujourd’hui. Ils mettent en lumière, entre colonisation et dictature, des années d’oppression, de discrimination et de persécutions de genre, des pouvoirs ancestraux réprimés, des crises identitaires, des corps métissés par le viol, torturés, mutilés, dissimulés, exilés.
Elles me racontent qu’il y a plusieurs siècles, au temps des civilisations précolombiennes, les femmes possédaient plusieurs dons de sorcellerie et une connexion singulière à la nature et qu’il existait bien souvent une fluidité entre les genres. Chez le peuple Mapuche, les travestis et homosexuels, considérés comme des êtres magiques, détenaient et détiennent toujours le privilège d’être « Machi » (chamane) aux côtés des femmes de la communauté. Ces féministes chiliennes dénoncent alors la vision du genre binaire, exclusive et normative, imposée par les colons espagnols et l’église catholique, qui a retranché les femmes et personnes LGTBQ dans des existences précaires.
Elles accusent également l’impunité judiciaire dans laquelle s’est pérennisé ce patriarcat qui, selon elles, justifie, presque légalise, aujourd’hui au Chili, les innombrables violences dont elles sont encore victimes actuellement.
Je suis une jeune photographe et vidéaste belge de 26 ans, diplômée de l’ESA Saint-Luc à Liège et de l’ERG à Bruxelles.
Mes différents travaux, réalisés en immersion dans des contextes socio-culturelssouvent minoritaires et marginaux, parlent de l’humain. Pour moi c'est un appel, une évidence.
A la suite d’une mission photographique pour la ‘’7ème Biennale de Photographique en Condroz’’ en 2015, le cinéma documentaire s'installe dans ma démarche artistique aux côtés du son, de l'écriture et de la photographie, comme un nouvel outil et prétexte pour m'aventurer à la rencontre du vivant.
Lauréate de la bourse Vocatio en 2019, cadreuse pigiste à la RTBF, j'anime également - à l’AKDT et dans différents coins de Belgique - divers ateliers de procédés numériques, anciens et alternatifs de
photographie.
Je poursuis actuellement une résidence en écriture cinéma-documentaire aux Ateliers Varan de Paris.

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