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Sara Palmieri avec sa série La forma del silencio

En  1930 – juste quelque mois avant que Albert Einstein abandonne son model  traditionnel d’un « univers statique » en faveur d’un model dynamique,  en expansion, en dimensions multiples et dans un flux constant – il  écrit:

«  L'expérience la plus belle et la plus profonde que puisse faire  l'homme est celle du mystère. C'est sur lui que se fondent les  religions et toute activité sérieuse de l'art ou de la science. Celui  qui ne le connait pas et qui se pose plus de questions, qui  s’émerveille plus, est comme un mort, et ses yeux sont éteints. »

La  Forme du Silence est une investigation sur plusieurs niveaux sur notre  perception du temps et la manière dont l’on en fait l’expérience à  travers l’espace que nous habitons: corps, matière, univers.
Inspiré au début par la théorie einsteinienne de la relativité –  dans laquelle espace et temps ne sont pas vus comme indépendants, mais  sont fusionnés en un continuum à quatre dimensions et regardés comme  un ensemble : espace-temps – La Forme du Silence essaie d’offrir une  perspective similairement complexe et comprenant plusieurs niveaux,  ayant pour but une redéfinition de la compréhension de nous-mêmes,  ainsi comme notre expérience du monde, à partir des limites entre art  et science pour enfin les transcender; La Forme du Silence évoque  l’expérience fondamentale célébré par Einstein, et établit un  domaine conceptuel dans lequel c’est le mystère, plutôt que le  sensible, qui offre un potentiel éclair de compréhension.

A  travers un parallélisme continu et un dialogue entre science,  mythologie, philosophie, religion, psychologie, poésie, métaphasique,  spiritualité et ainsi de suite – toutes crées, finalement, dans la  même quête de sagesse - La Forme du Silence, comme suggéré par le  titre, opère dans un domaine à la fois symbolique et symbiotique,  plutôt que dans un qui est littéral ou binaire. Il s’agit à la fois  d’un endroit et d’un état d’esprit, où les connaissances  conventionnelles sont questionnées et mises de côté, les certitudes  fluctuent, où l’immatériel se convertit en une forme physique, et où  la matière est dispersée, se dissout ou disparaît tout court. Les  sons se font pierre ; la pierre se fait bois ; le bois se fait peau ; la  peau se fait or ; l’or se convertit en terre ; la terre devient  poussière ; la poussière devient air ; l’air se fait lumière ; la  lumière devient son ; le son se fait pierre...et ainsi de suite – à  l’infini.

En  me mettant dans le rôle d’un ancien  astronome-scientifique-philosophe-conteur d’histoires, dans La Forme du  Silence j’esquisse des liens intuitifs entre ces éléments si  différents à première vue, objets et images, en les connectant à  travers un processus d’analogies – de la même manière dont Einstein a  fait pour concevoir la théorie de la relativité. En créant des  constellations très personnelles de ce chaos apparent, je crée des  nouvelles significations, interprétations et révélations. En faisant  tout ça, je m’intègre aussi à ces constellations, je connecte avec  les bases primordiales de l’Univers avec ma conscience, et je deviens  ainsi une partie de l’Univers moi-même.

Mon  but c’est d’encourager le spectateur à faire de même –à regarder  au-delà de la matière physique et de l’expérience individuelle, et  reconnaitre nos existences partagées, nos interconnections  fondamentales, et l’unité de tout – en se rendant compte que,  finalement, tout ça pourrait aussi bien trouver sa place à  l’intérieur de nous-mêmes.

Il  y a une lettre écrite par Einstein à sa fille Lieserl après avoir  compris la théorie de la relativité, à la fin de sa vie de  scientifique incroyable mais père absent : la lettre pourrait être un  fake, mais j’aime cette doute. La lettre souligne un concept qui m’a  inspiré pour ce projet : la gravité et l’amour sont faits de la même  matière, des

forces  qui transcendent l’espace et les temps ordinaires par lesquels nous  sommes dominés et que l’on ne peut pas comprendre avec notre raison.
Pendant le processus de La Forme du Silence, J’ai commencé à étudier  des textes concernant la physique et la philosophie, de Rovelli à Klein  en passant par Bergson, mais je me suis enfin retrouvé en Lanzarote  comme si j’étais sur une planète différente, en lisant Saramago, car  le science m’a amené au même endroit que la poésie : au-delà du  visible, au-delà de l’ordre des choses du présent.

Le romancier et poète Hermann Hesse a écrit :

«  Les choses que nous voyons sont les mêmes que celles qui sont en nous.  Il n'est pas d'autre réalité que celle que nous portons en  nous-mêmes. C'est pour cela que la plupart des hommes vivent de façon  aussi irréelle, tenant les images extérieures pour la réalité et ne  laissant pas s'exprimer le monde qui est en eux. »

A  travers des images extérieurs nous pouvons reconnaitre, affirmer et  finalement se ressourcer dans cette dynamique et éclaircir le monde à  l’intérieur.

Sara Palmieri est une artiste visuelle qui utilise la photographie pour questionner notre perception du temps et
de l’espace, qui dans son travail sont à la fois les instruments de  travail et les objets étudiés. Architecte de formation, elle a participé  en 2015 à l’ISSP Masterclass avec Aaron Schuman.

Son travail a été exposé dans des festivals et des galeries, dont Matèria Gallery, Plenum Gallery, Athens PhotoFestival, Istanbul Biennial 2019, Fotohaus Parisberlin Gallery Arles, Fotografia Festival Internazionale di Roma,Focus Photography Festival, Wuho Gallery L.A. Elle a publié deux livres d’artiste, M. et La plume plongea la tête (parmi les reconnaissances, elle a reçu le PremioMarco Bastianelli pour le meilleur livre auto publié italien), et son travail a été publié dans des publicationsimprimées et en ligne, comme The British Journal Of Photography, Photoworks annual, Gup Magazine, YogurtMagazine, WittyKiwy, et inclus dans des livres collectifs comme A Place Both Wonderful and Strange (FuegoBooks). Elle vit et travaille à Rome.

Sara Palmieri avec sa série La forma del silencio

En  1930 – juste quelque mois avant que Albert Einstein abandonne son model  traditionnel d’un « univers statique » en faveur d’un model dynamique,  en expansion, en dimensions multiples et dans un flux constant – il  écrit:

«  L'expérience la plus belle et la plus profonde que puisse faire  l'homme est celle du mystère. C'est sur lui que se fondent les  religions et toute activité sérieuse de l'art ou de la science. Celui  qui ne le connait pas et qui se pose plus de questions, qui  s’émerveille plus, est comme un mort, et ses yeux sont éteints. »

La  Forme du Silence est une investigation sur plusieurs niveaux sur notre  perception du temps et la manière dont l’on en fait l’expérience à  travers l’espace que nous habitons: corps, matière, univers.
Inspiré au début par la théorie einsteinienne de la relativité –  dans laquelle espace et temps ne sont pas vus comme indépendants, mais  sont fusionnés en un continuum à quatre dimensions et regardés comme  un ensemble : espace-temps – La Forme du Silence essaie d’offrir une  perspective similairement complexe et comprenant plusieurs niveaux,  ayant pour but une redéfinition de la compréhension de nous-mêmes,  ainsi comme notre expérience du monde, à partir des limites entre art  et science pour enfin les transcender; La Forme du Silence évoque  l’expérience fondamentale célébré par Einstein, et établit un  domaine conceptuel dans lequel c’est le mystère, plutôt que le  sensible, qui offre un potentiel éclair de compréhension.

A  travers un parallélisme continu et un dialogue entre science,  mythologie, philosophie, religion, psychologie, poésie, métaphasique,  spiritualité et ainsi de suite – toutes crées, finalement, dans la  même quête de sagesse - La Forme du Silence, comme suggéré par le  titre, opère dans un domaine à la fois symbolique et symbiotique,  plutôt que dans un qui est littéral ou binaire. Il s’agit à la fois  d’un endroit et d’un état d’esprit, où les connaissances  conventionnelles sont questionnées et mises de côté, les certitudes  fluctuent, où l’immatériel se convertit en une forme physique, et où  la matière est dispersée, se dissout ou disparaît tout court. Les  sons se font pierre ; la pierre se fait bois ; le bois se fait peau ; la  peau se fait or ; l’or se convertit en terre ; la terre devient  poussière ; la poussière devient air ; l’air se fait lumière ; la  lumière devient son ; le son se fait pierre...et ainsi de suite – à  l’infini.

En  me mettant dans le rôle d’un ancien  astronome-scientifique-philosophe-conteur d’histoires, dans La Forme du  Silence j’esquisse des liens intuitifs entre ces éléments si  différents à première vue, objets et images, en les connectant à  travers un processus d’analogies – de la même manière dont Einstein a  fait pour concevoir la théorie de la relativité. En créant des  constellations très personnelles de ce chaos apparent, je crée des  nouvelles significations, interprétations et révélations. En faisant  tout ça, je m’intègre aussi à ces constellations, je connecte avec  les bases primordiales de l’Univers avec ma conscience, et je deviens  ainsi une partie de l’Univers moi-même.

Mon  but c’est d’encourager le spectateur à faire de même –à regarder  au-delà de la matière physique et de l’expérience individuelle, et  reconnaitre nos existences partagées, nos interconnections  fondamentales, et l’unité de tout – en se rendant compte que,  finalement, tout ça pourrait aussi bien trouver sa place à  l’intérieur de nous-mêmes.

Il  y a une lettre écrite par Einstein à sa fille Lieserl après avoir  compris la théorie de la relativité, à la fin de sa vie de  scientifique incroyable mais père absent : la lettre pourrait être un  fake, mais j’aime cette doute. La lettre souligne un concept qui m’a  inspiré pour ce projet : la gravité et l’amour sont faits de la même  matière, des

forces  qui transcendent l’espace et les temps ordinaires par lesquels nous  sommes dominés et que l’on ne peut pas comprendre avec notre raison.
Pendant le processus de La Forme du Silence, J’ai commencé à étudier  des textes concernant la physique et la philosophie, de Rovelli à Klein  en passant par Bergson, mais je me suis enfin retrouvé en Lanzarote  comme si j’étais sur une planète différente, en lisant Saramago, car  le science m’a amené au même endroit que la poésie : au-delà du  visible, au-delà de l’ordre des choses du présent.

Le romancier et poète Hermann Hesse a écrit :

«  Les choses que nous voyons sont les mêmes que celles qui sont en nous.  Il n'est pas d'autre réalité que celle que nous portons en  nous-mêmes. C'est pour cela que la plupart des hommes vivent de façon  aussi irréelle, tenant les images extérieures pour la réalité et ne  laissant pas s'exprimer le monde qui est en eux. »

A  travers des images extérieurs nous pouvons reconnaitre, affirmer et  finalement se ressourcer dans cette dynamique et éclaircir le monde à  l’intérieur.

Sara Palmieri est une artiste visuelle qui utilise la photographie pour questionner notre perception du temps et
de l’espace, qui dans son travail sont à la fois les instruments de  travail et les objets étudiés. Architecte de formation, elle a participé  en 2015 à l’ISSP Masterclass avec Aaron Schuman.

Son travail a été exposé dans des festivals et des galeries, dont Matèria Gallery, Plenum Gallery, Athens PhotoFestival, Istanbul Biennial 2019, Fotohaus Parisberlin Gallery Arles, Fotografia Festival Internazionale di Roma,Focus Photography Festival, Wuho Gallery L.A. Elle a publié deux livres d’artiste, M. et La plume plongea la tête (parmi les reconnaissances, elle a reçu le PremioMarco Bastianelli pour le meilleur livre auto publié italien), et son travail a été publié dans des publicationsimprimées et en ligne, comme The British Journal Of Photography, Photoworks annual, Gup Magazine, YogurtMagazine, WittyKiwy, et inclus dans des livres collectifs comme A Place Both Wonderful and Strange (FuegoBooks). Elle vit et travaille à Rome.

Finaliste jury

Sara Palmieri avec sa série La forma del silencio

En  1930 – juste quelque mois avant que Albert Einstein abandonne son model  traditionnel d’un « univers statique » en faveur d’un model dynamique,  en expansion, en dimensions multiples et dans un flux constant – il  écrit:

«  L'expérience la plus belle et la plus profonde que puisse faire  l'homme est celle du mystère. C'est sur lui que se fondent les  religions et toute activité sérieuse de l'art ou de la science. Celui  qui ne le connait pas et qui se pose plus de questions, qui  s’émerveille plus, est comme un mort, et ses yeux sont éteints. »

La  Forme du Silence est une investigation sur plusieurs niveaux sur notre  perception du temps et la manière dont l’on en fait l’expérience à  travers l’espace que nous habitons: corps, matière, univers.
Inspiré au début par la théorie einsteinienne de la relativité –  dans laquelle espace et temps ne sont pas vus comme indépendants, mais  sont fusionnés en un continuum à quatre dimensions et regardés comme  un ensemble : espace-temps – La Forme du Silence essaie d’offrir une  perspective similairement complexe et comprenant plusieurs niveaux,  ayant pour but une redéfinition de la compréhension de nous-mêmes,  ainsi comme notre expérience du monde, à partir des limites entre art  et science pour enfin les transcender; La Forme du Silence évoque  l’expérience fondamentale célébré par Einstein, et établit un  domaine conceptuel dans lequel c’est le mystère, plutôt que le  sensible, qui offre un potentiel éclair de compréhension.

A  travers un parallélisme continu et un dialogue entre science,  mythologie, philosophie, religion, psychologie, poésie, métaphasique,  spiritualité et ainsi de suite – toutes crées, finalement, dans la  même quête de sagesse - La Forme du Silence, comme suggéré par le  titre, opère dans un domaine à la fois symbolique et symbiotique,  plutôt que dans un qui est littéral ou binaire. Il s’agit à la fois  d’un endroit et d’un état d’esprit, où les connaissances  conventionnelles sont questionnées et mises de côté, les certitudes  fluctuent, où l’immatériel se convertit en une forme physique, et où  la matière est dispersée, se dissout ou disparaît tout court. Les  sons se font pierre ; la pierre se fait bois ; le bois se fait peau ; la  peau se fait or ; l’or se convertit en terre ; la terre devient  poussière ; la poussière devient air ; l’air se fait lumière ; la  lumière devient son ; le son se fait pierre...et ainsi de suite – à  l’infini.

En  me mettant dans le rôle d’un ancien  astronome-scientifique-philosophe-conteur d’histoires, dans La Forme du  Silence j’esquisse des liens intuitifs entre ces éléments si  différents à première vue, objets et images, en les connectant à  travers un processus d’analogies – de la même manière dont Einstein a  fait pour concevoir la théorie de la relativité. En créant des  constellations très personnelles de ce chaos apparent, je crée des  nouvelles significations, interprétations et révélations. En faisant  tout ça, je m’intègre aussi à ces constellations, je connecte avec  les bases primordiales de l’Univers avec ma conscience, et je deviens  ainsi une partie de l’Univers moi-même.

Mon  but c’est d’encourager le spectateur à faire de même –à regarder  au-delà de la matière physique et de l’expérience individuelle, et  reconnaitre nos existences partagées, nos interconnections  fondamentales, et l’unité de tout – en se rendant compte que,  finalement, tout ça pourrait aussi bien trouver sa place à  l’intérieur de nous-mêmes.

Il  y a une lettre écrite par Einstein à sa fille Lieserl après avoir  compris la théorie de la relativité, à la fin de sa vie de  scientifique incroyable mais père absent : la lettre pourrait être un  fake, mais j’aime cette doute. La lettre souligne un concept qui m’a  inspiré pour ce projet : la gravité et l’amour sont faits de la même  matière, des

forces  qui transcendent l’espace et les temps ordinaires par lesquels nous  sommes dominés et que l’on ne peut pas comprendre avec notre raison.
Pendant le processus de La Forme du Silence, J’ai commencé à étudier  des textes concernant la physique et la philosophie, de Rovelli à Klein  en passant par Bergson, mais je me suis enfin retrouvé en Lanzarote  comme si j’étais sur une planète différente, en lisant Saramago, car  le science m’a amené au même endroit que la poésie : au-delà du  visible, au-delà de l’ordre des choses du présent.

Le romancier et poète Hermann Hesse a écrit :

«  Les choses que nous voyons sont les mêmes que celles qui sont en nous.  Il n'est pas d'autre réalité que celle que nous portons en  nous-mêmes. C'est pour cela que la plupart des hommes vivent de façon  aussi irréelle, tenant les images extérieures pour la réalité et ne  laissant pas s'exprimer le monde qui est en eux. »

A  travers des images extérieurs nous pouvons reconnaitre, affirmer et  finalement se ressourcer dans cette dynamique et éclaircir le monde à  l’intérieur.

Sara Palmieri est une artiste visuelle qui utilise la photographie pour questionner notre perception du temps et
de l’espace, qui dans son travail sont à la fois les instruments de  travail et les objets étudiés. Architecte de formation, elle a participé  en 2015 à l’ISSP Masterclass avec Aaron Schuman.

Son travail a été exposé dans des festivals et des galeries, dont Matèria Gallery, Plenum Gallery, Athens PhotoFestival, Istanbul Biennial 2019, Fotohaus Parisberlin Gallery Arles, Fotografia Festival Internazionale di Roma,Focus Photography Festival, Wuho Gallery L.A. Elle a publié deux livres d’artiste, M. et La plume plongea la tête (parmi les reconnaissances, elle a reçu le PremioMarco Bastianelli pour le meilleur livre auto publié italien), et son travail a été publié dans des publicationsimprimées et en ligne, comme The British Journal Of Photography, Photoworks annual, Gup Magazine, YogurtMagazine, WittyKiwy, et inclus dans des livres collectifs comme A Place Both Wonderful and Strange (FuegoBooks). Elle vit et travaille à Rome.

Finaliste jury

Sara Palmieri avec sa série La forma del silencio

En  1930 – juste quelque mois avant que Albert Einstein abandonne son model  traditionnel d’un « univers statique » en faveur d’un model dynamique,  en expansion, en dimensions multiples et dans un flux constant – il  écrit:

«  L'expérience la plus belle et la plus profonde que puisse faire  l'homme est celle du mystère. C'est sur lui que se fondent les  religions et toute activité sérieuse de l'art ou de la science. Celui  qui ne le connait pas et qui se pose plus de questions, qui  s’émerveille plus, est comme un mort, et ses yeux sont éteints. »

La  Forme du Silence est une investigation sur plusieurs niveaux sur notre  perception du temps et la manière dont l’on en fait l’expérience à  travers l’espace que nous habitons: corps, matière, univers.
Inspiré au début par la théorie einsteinienne de la relativité –  dans laquelle espace et temps ne sont pas vus comme indépendants, mais  sont fusionnés en un continuum à quatre dimensions et regardés comme  un ensemble : espace-temps – La Forme du Silence essaie d’offrir une  perspective similairement complexe et comprenant plusieurs niveaux,  ayant pour but une redéfinition de la compréhension de nous-mêmes,  ainsi comme notre expérience du monde, à partir des limites entre art  et science pour enfin les transcender; La Forme du Silence évoque  l’expérience fondamentale célébré par Einstein, et établit un  domaine conceptuel dans lequel c’est le mystère, plutôt que le  sensible, qui offre un potentiel éclair de compréhension.

A  travers un parallélisme continu et un dialogue entre science,  mythologie, philosophie, religion, psychologie, poésie, métaphasique,  spiritualité et ainsi de suite – toutes crées, finalement, dans la  même quête de sagesse - La Forme du Silence, comme suggéré par le  titre, opère dans un domaine à la fois symbolique et symbiotique,  plutôt que dans un qui est littéral ou binaire. Il s’agit à la fois  d’un endroit et d’un état d’esprit, où les connaissances  conventionnelles sont questionnées et mises de côté, les certitudes  fluctuent, où l’immatériel se convertit en une forme physique, et où  la matière est dispersée, se dissout ou disparaît tout court. Les  sons se font pierre ; la pierre se fait bois ; le bois se fait peau ; la  peau se fait or ; l’or se convertit en terre ; la terre devient  poussière ; la poussière devient air ; l’air se fait lumière ; la  lumière devient son ; le son se fait pierre...et ainsi de suite – à  l’infini.

En  me mettant dans le rôle d’un ancien  astronome-scientifique-philosophe-conteur d’histoires, dans La Forme du  Silence j’esquisse des liens intuitifs entre ces éléments si  différents à première vue, objets et images, en les connectant à  travers un processus d’analogies – de la même manière dont Einstein a  fait pour concevoir la théorie de la relativité. En créant des  constellations très personnelles de ce chaos apparent, je crée des  nouvelles significations, interprétations et révélations. En faisant  tout ça, je m’intègre aussi à ces constellations, je connecte avec  les bases primordiales de l’Univers avec ma conscience, et je deviens  ainsi une partie de l’Univers moi-même.

Mon  but c’est d’encourager le spectateur à faire de même –à regarder  au-delà de la matière physique et de l’expérience individuelle, et  reconnaitre nos existences partagées, nos interconnections  fondamentales, et l’unité de tout – en se rendant compte que,  finalement, tout ça pourrait aussi bien trouver sa place à  l’intérieur de nous-mêmes.

Il  y a une lettre écrite par Einstein à sa fille Lieserl après avoir  compris la théorie de la relativité, à la fin de sa vie de  scientifique incroyable mais père absent : la lettre pourrait être un  fake, mais j’aime cette doute. La lettre souligne un concept qui m’a  inspiré pour ce projet : la gravité et l’amour sont faits de la même  matière, des

forces  qui transcendent l’espace et les temps ordinaires par lesquels nous  sommes dominés et que l’on ne peut pas comprendre avec notre raison.
Pendant le processus de La Forme du Silence, J’ai commencé à étudier  des textes concernant la physique et la philosophie, de Rovelli à Klein  en passant par Bergson, mais je me suis enfin retrouvé en Lanzarote  comme si j’étais sur une planète différente, en lisant Saramago, car  le science m’a amené au même endroit que la poésie : au-delà du  visible, au-delà de l’ordre des choses du présent.

Le romancier et poète Hermann Hesse a écrit :

«  Les choses que nous voyons sont les mêmes que celles qui sont en nous.  Il n'est pas d'autre réalité que celle que nous portons en  nous-mêmes. C'est pour cela que la plupart des hommes vivent de façon  aussi irréelle, tenant les images extérieures pour la réalité et ne  laissant pas s'exprimer le monde qui est en eux. »

A  travers des images extérieurs nous pouvons reconnaitre, affirmer et  finalement se ressourcer dans cette dynamique et éclaircir le monde à  l’intérieur.

Sara Palmieri est une artiste visuelle qui utilise la photographie pour questionner notre perception du temps et
de l’espace, qui dans son travail sont à la fois les instruments de  travail et les objets étudiés. Architecte de formation, elle a participé  en 2015 à l’ISSP Masterclass avec Aaron Schuman.

Son travail a été exposé dans des festivals et des galeries, dont Matèria Gallery, Plenum Gallery, Athens PhotoFestival, Istanbul Biennial 2019, Fotohaus Parisberlin Gallery Arles, Fotografia Festival Internazionale di Roma,Focus Photography Festival, Wuho Gallery L.A. Elle a publié deux livres d’artiste, M. et La plume plongea la tête (parmi les reconnaissances, elle a reçu le PremioMarco Bastianelli pour le meilleur livre auto publié italien), et son travail a été publié dans des publicationsimprimées et en ligne, comme The British Journal Of Photography, Photoworks annual, Gup Magazine, YogurtMagazine, WittyKiwy, et inclus dans des livres collectifs comme A Place Both Wonderful and Strange (FuegoBooks). Elle vit et travaille à Rome.

Finaliste public

Philippe Dollo avec sa série No pasa nada

NO PASA NADA El Silencio, un labyrinthe espagnol


Dans  ce portrait d'une Espagne contemporaine à travers le schème du  "silencio", No Pasa Nada cherche à mettre en image une particularité  profonde et unique affectant l'ensemble de la société espagnole depuis  presque un demi-siècle. Ce "Silence" n'existe pas officiellement en  Espagne et pourtant sa simple évocation trouvera systématiquement dans  toutes les régions, une résonance propre dans le passé intime de chaque  famille. A la mort de Franco en 1975, le pays s'engage sous l'égide de  son successeur désigné, le roi Juan Carlos, dans une transition  démocratique pacifique qui sera saluée dans le monde entier. Le succès  de cette mutation unique et particulière aura un prix: "el pacto del  olvido", le pacte de l'oubli.

Excès,  violences, exactions, repressions, crimes et massacres datant de la  guerre civile et de la période dictatoriale sont amnistiés. Un voile  pudique, fragile mais constant va recouvrir les horreurs commises,  enfermer d'un coup les cadavres dans les placards et transformer du jour  au lendemain les fascistes de l'ancien régime en champions exemplaires  de la démocratie. Alors que le pays se libère dans les excès de "la  movida", le "silencio" va emmurer pour des années la mémoire a étouffé  toute possibilité de résorption des épreuves subies. Le passé est le  passé, ce qui compte est de se concentrer sur le présent, de se tourner  vers l'avenir. En 2002, la chape du silence se craquèle lors des  premières ouvertures des fosses communes, puis avec la promulgation de  la loi sur la mémoire historique en 2007. Mais malgré de réguliers  événements à la portée hautement symbolique comme la sortie récente du  documentaire "le silence des autres" de A.Carracedo et R.Bahar ou le  transfert de la dépouille de Franco hors de la vallée de Los Caïdos,  l'Espagne reste encore solidement prisonnière dans le labyrinthe  schizophrénique du "silencio"

Né  à Suresnes en 1965, Philippe Dollo a travaillé comme photographe  free-lance pour la presse depuis 1990. En 1997 il s'installe à New York  comme correspondant pour Opale, l'agence photo spécialisée en portraits  d'écrivains, et poursuit ses voyages photographiques en Europe,  Amérique, Inde et
Afrique.

Ses travaux principaux comprennent ''Les Dollo de Dini'', une étude sur un village Dogon au Mali et aux Etats Unis, deux projets personnels à long terme: ''New York The Fragile City'', et ''Le Mariage Américain''. Son travail, régulièrement exposé et publié, fait partie des collections permanentes de la Fondation LUMA, de la Brooklyn Public Library, des Musées de la Photographie de Rochester New York et de Charleroi en Belgique ainsi que du ''Museum of Fine Art de Houston'' Texas. Sonpremier livre, ''L'Ile Dollo'' avec l'écrivain Frédéric Yves Jeannet, a été publié aux Éditions Leo Scheer en mars 2005. En 2009 il rentre en Europe et enseigne la photographie à l'Institut Français de Prague. Après deux projets à long terme: ''Prague ou le deuil inachevé'' et ''Berlin 88+25'', il réalise ''AîtreSudète'', un livre objet sur les ''Sudetenland'' Tchèques. Après un séjour de deux ans à Londres, il vit depuis juillet 2015 à Madrid avec sa famille et travaille sur les conséquences et les traces invisibles de la guerre civile de 1936 et de la dictature dans l’Espagne contemporaine.

Finaliste public

Philippe Dollo avec sa série No pasa nada

NO PASA NADA El Silencio, un labyrinthe espagnol


Dans  ce portrait d'une Espagne contemporaine à travers le schème du  "silencio", No Pasa Nada cherche à mettre en image une particularité  profonde et unique affectant l'ensemble de la société espagnole depuis  presque un demi-siècle. Ce "Silence" n'existe pas officiellement en  Espagne et pourtant sa simple évocation trouvera systématiquement dans  toutes les régions, une résonance propre dans le passé intime de chaque  famille. A la mort de Franco en 1975, le pays s'engage sous l'égide de  son successeur désigné, le roi Juan Carlos, dans une transition  démocratique pacifique qui sera saluée dans le monde entier. Le succès  de cette mutation unique et particulière aura un prix: "el pacto del  olvido", le pacte de l'oubli.

Excès,  violences, exactions, repressions, crimes et massacres datant de la  guerre civile et de la période dictatoriale sont amnistiés. Un voile  pudique, fragile mais constant va recouvrir les horreurs commises,  enfermer d'un coup les cadavres dans les placards et transformer du jour  au lendemain les fascistes de l'ancien régime en champions exemplaires  de la démocratie. Alors que le pays se libère dans les excès de "la  movida", le "silencio" va emmurer pour des années la mémoire a étouffé  toute possibilité de résorption des épreuves subies. Le passé est le  passé, ce qui compte est de se concentrer sur le présent, de se tourner  vers l'avenir. En 2002, la chape du silence se craquèle lors des  premières ouvertures des fosses communes, puis avec la promulgation de  la loi sur la mémoire historique en 2007. Mais malgré de réguliers  événements à la portée hautement symbolique comme la sortie récente du  documentaire "le silence des autres" de A.Carracedo et R.Bahar ou le  transfert de la dépouille de Franco hors de la vallée de Los Caïdos,  l'Espagne reste encore solidement prisonnière dans le labyrinthe  schizophrénique du "silencio"

Né  à Suresnes en 1965, Philippe Dollo a travaillé comme photographe  free-lance pour la presse depuis 1990. En 1997 il s'installe à New York  comme correspondant pour Opale, l'agence photo spécialisée en portraits  d'écrivains, et poursuit ses voyages photographiques en Europe,  Amérique, Inde et
Afrique.

Ses travaux principaux comprennent ''Les Dollo de Dini'', une étude sur un village Dogon au Mali et aux Etats Unis, deux projets personnels à long terme: ''New York The Fragile City'', et ''Le Mariage Américain''. Son travail, régulièrement exposé et publié, fait partie des collections permanentes de la Fondation LUMA, de la Brooklyn Public Library, des Musées de la Photographie de Rochester New York et de Charleroi en Belgique ainsi que du ''Museum of Fine Art de Houston'' Texas. Sonpremier livre, ''L'Ile Dollo'' avec l'écrivain Frédéric Yves Jeannet, a été publié aux Éditions Leo Scheer en mars 2005. En 2009 il rentre en Europe et enseigne la photographie à l'Institut Français de Prague. Après deux projets à long terme: ''Prague ou le deuil inachevé'' et ''Berlin 88+25'', il réalise ''AîtreSudète'', un livre objet sur les ''Sudetenland'' Tchèques. Après un séjour de deux ans à Londres, il vit depuis juillet 2015 à Madrid avec sa famille et travaille sur les conséquences et les traces invisibles de la guerre civile de 1936 et de la dictature dans l’Espagne contemporaine.

Les rencontres de La Scam

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