Session #1 ― Paris 2021

La Session #1 du Prix Mentor 2021 Paris était dématérialisée pour les raisons que nous connaissons tou·te·s. Les entretiens avec les sept photographes sélectionné·e·s se sont faits par visioconférence et ont été enregistrés. Les vidéos ont été envoyées aux membres du jury qui, après les avoir visionnées, se sont réunis virtuellement le 1er avril pour sélectionner deux finalistes. Nous vous encourageons à visionner les entretiens des sept candidats sur notre chaine Vimeo

Nous avons le plaisir de vous annoncer que Romane Iskaria - Assyrians et Nicolas Portnoï - Voyage en Carolofornie participeront à la finale du Prix Mentor 2021, qui aura lieu à la Scam (Paris) le 9 décembre.

Nous remercions les membres du jury qui ont donné leurs temps et expertise. Pour cette session nous avons eu le plaisir d’accueillir :

 

Jean-Matthieu Gautier Editeur - Revue Epic

Sylvie Hugues Conseillère Artistique - Prix HSBC pour la Photographie & Correspondante à l'Académie des Beaux-Arts 

Léonor Matet Editrice Photo - Polka Magazine

Steven Wassenaar Photographe, Commission des Images Fixes - La Scam

Patrick Cockpit Photographe, Administrateur - Freelens

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© Nicolas Portnoï, Finaliste du Prix Mentor 2021 Paris

Merci à tou·te·s les autres candidat·e·s qui ont participé à cette session pour la qualité de leur travail :

Lucile Boiron Mise en Pièces

Clara Chichin Ses disparitions successives

Guillaume Hebert Updated Landscapes

Elea Jeanne Schmitter Die Tore

Nicolas Serve Ethanol

Nous remercions aussi nos partenaires de leur soutien lors de la mutation du prix durant cette période de confinement.

FINALISTE DU JURY : ROMANE ISKARIA AVEC SA SÉRIE ASSYRIANS

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Ce travail est composé par un recueil de témoignages d’Assyriens rencontrés entre la France et la Belgique. Ces individus, d’âges différents, sont des immigrés ou des enfants d’immigrés.

 

J’ai voulu regroupé un panel de portraits afin de raconter une histoire commune. Dans ce projet je questionne de nombreuses notions comme l’exil et l’attache à nos origines. Ces personnes ont fuis leur pays, quelles traces, souvenirs gardent elle de ces terres ? Comment se reconstruire ailleurs ? Sont-elles assimilées dans le pays où elles se trouvent ? Comment faire perdurer leur culture, leur langue ?

 

Ces rencontres ont rythmées les prises de vues de manière instinctives, les photographies n’étaient pas programmées. Je me suis laissée guider par les histoires de ces personnes afin de faire image.Dans mon processus j’aborde le sujet de la création d’une mémoire collective. Ici se mêlent : des photographies, des documents d’archives, des textes issus des témoignages, des cartes, des papiers appartenants aux sujets, des captures d’écran de conversation en zoom ou sur les réseaux sociaux. Dans le but de reproduire le processus sélectif, inconscient et combinatoire du souvenir.

 

Mon objectif avec ce projet est aussi de favoriser la visibilité de cette ancienne communauté venue d’Orient en sensibilisant l’opinion publique belge et européenne sur les questions relatives aux Assyriens. Avec ce projet je veux raconter les histoires de cette communauté oubliée, et parler d’une quête de nos origines, présente en chacun de nous.

Née à La Ciotat en 1997, Romane commence la photographie dès son plus jeune âge. À 18 ans, elle intègre l'école des Beaux-Arts de Marseille (ESADMM) dont elle sortira diplômée en 2018 d'un DNA avec les félicitations du jury. Elle réalise par la suite un échange à l'international à l'école d'art de l'Université de Laval à Québec au Canada. Elle poursuit ses études en Master de Photographie à L’ENSAV La Cambre à Bruxelles en Belgique où elle a obtenu son Bachelor en 2020.

FINALISTE DU JURY : NICOLAS PORTNOÏ AVEC SA SÉRIE VOYAGE EN CAROLOFORNIE

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« J'ai soupé en humant l'odeur des soupiraux d'où s'exhalaient les fumets des viandes et des volailles rôties des bonnes cuisines bourgeoises de Charleroi ». Elle est bien loin maintenant cette odeur
qu’Arthur Rimbaud décrivait dans ses Correspondances, lui l’enfant de Charleville-Mézières qui arrive dans une ville prospère et bourgeoise. Charleroi est alors la ville la plus riche de Belgique grâce au charbon et aux industries et favorise l’accession du pays au rang de 2e puissance économique mondiale.


150 ans plus tard, Charleroi dans le Pays Noir, traîne son lourd héritage et son passé violent, mêlé de banditisme, de corruption, d’enfants victimes d’un prédateur nommé Marc Dutroux. . Elle est
aujourd’hui célèbre en Belgique pour ses faits divers sordides , son chômage endémique, les car-jackings et pour ses « barakis » (habitants des quartiers populaires). Surnommée « Chicago sur
Sambre » ou « Charleroi en Walbanie » pour son fort taux de criminalité, Charleroi fut désignée en 2008 ville la plus laide du monde par un journal néerlandais.


Néanmoins, de cette ville qui tente de se réinventer, se dégagent un charme étrange et une atmosphère chaleureuse, parfois déjantée. De sa laideur émerge une photogénie redoutable et une atmosphère mystérieuse portée par les personnages qui la peuplent et des traditions vivaces.

Passé du statut de musicien de jazz a celui de photographe en 2018, Nicolas Portnoï vit à Paris. Il est titulaire d'un diplôme de photojournalisme-documentaire obtenu a  l'EMI-CFD et d une maitrise en sciences economiques. Il travaille aussi bien sur l'actualité sociale et politique que sur des sujets personnels. Ses centres d'intérêts vont de l exploration de territoires comme la ville belge de Charleroi, jusqu'à la psychiatrie, sur laquelle il travaille actuellement, en passant par les actualités et les phénomènes de société.

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