Diplômée des Beaux-Arts de Paris et d’une Maîtrise en Lettres, arts, pensée contemporaine, Clara Chichin développe une poétique photographique et introspective du quotidien ou de l’errance.

 

Elle assemble les fragments dans un système d’équivalence, compose peu à peu un ensemble avec des répétitions, des échos, tel un poème, un méandre onirique.

Son travail, marqué par la rencontre empathique avec l’autre et intimement lié à la littérature, a fait l’objet de plusieurs expositions collectives, comme au CAPC-Villa Pérochon à Niort ou aux Promenades photographiques de Vendôme, et individuelles parmi lesquelles Photo Saint–Germain à Paris et à l’Abbaye Saint-Georges de Boscherville.

Finaliste du Prix Leica en 2017, son travail a été exposé à Berlin, à l’Espace photographique Leica à Paris, puis à la Biennale photographique de Tianshui en Chine en 2018. Elle participe régulièrement au projet collectif Temps Zéro et collabore souvent avec la commissaire d’exposition Christine Ollier.

Posture – Gesture (titre provisoire)

Dans ce corpus, composé de visions du quotidien, il n’y a pas de sujet remarquable : je photographie ce qui m’entoure, « des instants flottants », les personnes, les situations, les choses de mon environnement proche; souvent de manière spontanée, avec empathie. Il ne s’agit pas ici d’un journal intime, ou de témoignage, ni de la description des événements de ma vie – ainsi les images ne sont pas circonstanciées. Le travail photographique transforme en personnages, figures, motifs, même si bien sûr la dimension autobiographique y est toujours subtilement présente. On y retrouve les motifs que je chéris et qui m’obsèdent, que j’assemble dans un système d’équivalence : la lumière, les arbres, les animaux, les corps, les chose mortes et abandonnés, la vie, avec ses moments de fêtes, de vacances et d’épiphanies, de solitude aussi. Je tente de parler de la fragilité de l’existence et de donner naissance à des photographies atemporelles et parfois mystérieuses.

Il y a dans ce que je donne à voir avant tout l’amorce d’une danse, d’une chorégraphie de gestes, de postures, d’attitudes, des manières de se tenir et de se mouvoir. Les éléments photographiés sont appréhendés comme une sculpture jouant avec le cadre, l’envahissant. Je me rapproche de la danse et de la performance, de l’étude des habitudes, gestes, coutumes, rites  ancestraux qui pénètrent les inconscients et se répètent.

Je privilégie des images en monochrome gris, dans lesquelles se donnerait à voir une large gamme de gris afin d’en explorer la palette, quitter les noir et blanc très contrastés.

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