BIOGRAPHIE

Adrien Selbert est photographe et réalisateur, membre de l’Agence VU’ (Paris).
Diplômé des Beaux-Arts, Adrien Selbert s’affranchit des limites classiques de l’image pour donner à voir le monde contemporain, sa jeunesse, sa diversité, dans un rapport sensible au temps et à la matière.

 

En 2005, à tout juste vingt ans, il découvre la Bosnie – un pays qui lui

« saute au visage » et qu’il documente depuis lors.

En 2010, il co-signe avec Aude Léa Rapin « Nino’s Place » :

Ce documentaire de 52 min, Prix du Meilleur Grand Reportage du Festival International du Film des droits humains de Genève, traite de l’inlassable combat d’une mère pour retrouver le corps de son fils Nino, journaliste radio disparu durant les tous premiers jours de la prise de Srebrenica en 1995.
Avec « Srebrenica nuit à nuit », il révèle, par la photographie, la spécificité de la vie des jeunes Bosniens qui évoluent au cœur des vestiges d’une guerre qu’ils n’ont pas connue mais à laquelle ils sont systématiquement ramenés.

« Ses photographies sont simples et silencieuses. Elles ne sont pas sans rappeler le travail du grand artiste américain Edward Hopper, dont les toiles, elles aussi précisément éclairées, captaient l’essence de la mélancolie et de la solitude humaine.

Comme Hopper, le photographe déploie un réalisme si puissant qu’il emmène le spectateur au-delà de la surface, vers l’intériorité » écrit l’éditorialiste du New-York Times Roger Cohen pour accompagner la monographie publiée au Bec en l’Air en 2016.
En 2020, sa série « Les Bords réels » vient prolonger son projet au long cours sur la Bosnie. Vingt cinq ans après les accords de Dayton et la fin du conflit, « plus qu’un état des lieux, « Les Bords réels » se veut un état du temps. C’est une errance au long cours hantée par cette question :

Y a-t-’il un après à l’après de la guerre? Il se veut à l’image du pays qu’il traverse : fragmentaire, vibrant et chaotique. »
En parallèle de ses travaux personnels, dans les Balkans, mais aussi en France avec notamment « Prince Jordan », fiction sur la jeunesse face à la catastrophe qu’il réalise en 2019, Adrien Selbert met son savoir-faire documentaire et la singularité de son regard artistique au service de la Presse (Libération, Télérama, Le Monde, etc.), du monde culturel (labels musicaux, compagnies de théâtre et de danse, etc.), ou de maisons comme Chanel ou Hermès.
Régulièrement exposé et publié, son travail est distingué de nombreux prix et bourses (Prix du Meilleur Grand Reportage du FIFDH, Prix Maison Blanche de la Photographie Contemporaine, le Prix International des Nouvelles Écritures, Prix du Jury MENTOR, Emerging Talent Awards de LensCulture, bourse de soutien à la photographie documentaire contemporaine du CNAP, bourse Multimédia de la SCAM, etc.).

LES BORDS RÉELS

Un pays peut-il perdre connaissance?
Ici ce n’est plus la guerre, ce n’est pas la paix.
C’est cet entre-temps qu’on appelle après-guerre.

Ce temps particulier, c’est précisément ce tiret entre les deux mots.
Sauf que personne n’en connait la véritable longueur.
Et c’est précisément ce que je suis venu photographier.

Un film photographique d’Adrien Selbert
6min30 – 2020

À l’occasion du 25e anniversaire de la fin du conflit en Bosnie en 2020, Les Bords réels prolonge et achève le premier travail photographique réalisé par Adrien Selbert en 2015, Srebrenica, nuit à nuit. Ce nouveau projet réalisé durant trois années repousse les limites de son écriture photographique vers davantage d’expérimentation et de poésie. Ce travail a reçu le soutien de la SCAM et du CNAP et a été exposée par l’ Agence VU’ aux Rencontres d’Arles en 2019.

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